Tour d'Europe avec vous Nicolas Vandenschrick. Impossible aujourd'hui de passer à côté de la campagne présidentielle...
On le voudrait qu'on n'y parviendrait pas. D'abord parce que pour une fois, les candidats habituels apparaisent en creux... En tout cas à la une de Libération dont l'invité du jour est Fançois Bayrou. Drôle de phénomène que ce candidat-là. Sa cote de popularité est extrêmement élevée, écrit Nicolas Demorand... Mais les intentions de vote sont particulièrement basses. Les propositions sont jugées crédibles, voire prémonitoires et pourtant la campagne les condamne à rester lettre morte. Voilà le paradoxe Bayrou. Il stagne aujourd'hui à la cinquième position, lui qui en 2007 était le troisième homme. Et qui - en cas de victoire de l'un ou de l'autre - se verrait bien premier ministre, histoire, une fois pour toute, de jouer l'alternative au bipartisme. N'empêche, le quotidien francais a choisi son titre parmis les réponses de François Bayrou... Et dans les mots retenus, on retrouve deux noms. Sarkozy et Hollande, ils mentent aux Français. Sarkozy et Hollande, justement, c'est LE match en Une du Monde. Ecole de gauche contre école de droite. Deux projets éducatifs s'opposent, constate le quotidien, et c'est une première. Deux modèles résumés par des schémas. La priorité pour Hollande, c'est le primaire car tout se joue en classe. Entre le mître, le prof classique et l'élève. Il faut donc plus d'enseignants à salaire égal. Pour Sarkozy, c'est le collège qui compte. Et tout se joue dans l'établissement dirigé par un chef, patron, autonome et gestionnaire. Le flexi-prof sera plus présent. Mieux payé, mais il y en aura moins. Finalement, vu comme cela, le modèle scolaire, c'est une façon comme une autre de résumer un programme.
Vous pointez encore une autre page du Monde... Cette campagne vue de l'extérieur...
2007 et Nicolas Sarkozy augurait du retour de la France en Europe. 2012, écrit le monde, est tout autre. Crise de la zone Euro, proposition défensive, à gauche comme à droite... La campagne française partage l'Europe et les déclarations des principaux candidats font craindre chez nos voisins un repli sur les priorités hexagonales.




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