Vincent Van Quickenborne avait parlé d'une mesure "pas très intelligente". "Mais comment peut-on justifier que les petites et moyennes entreprises qui font des efforts, qui boulottent, qui donnent de l'emploi, elles, elles paient l'impôt des sociétés, parfois au prix fort?", répond Laurette Onkelinx. "Continuellement dire que les grandes entreprises vont se délocaliser, cela devient du chantage."
Réduction des dépenses: "Pas de tabou"
Certains, comme Olivier Chastel, estiment qu'il reste encore "du gras", que l'on peut encore réduire les dépenses de l'Etat, notamment du côté de la fonction publique. Et critiquent au passage le "conservatisme socialiste". "Je me réjouis qu'ils me disent où", rétorque Laurette Onkelinx. "S'ils disent qu'il y a du gras, qu'ils s'expliquent, qu'ils disent où. (...) Si je dois être la dernière défenderesse du service public, je le serai."
Mais la socialiste ne ferme toutefois pas la porte à la discussion. "S'il y a des pistes intéressantes, je ne dis pas qu'on ne fera rien. S'il y a des dépenses facultatives où on peut faire un effort, je n'ai pas de problème, je n'ai pas de tabou. Je dis simplement qu'on a besoin d'un Etat qui fonctionne."
Contrôler la chaîne de distribution des implants
Ce samedi, la ministre de la Santé lançait l'idée d'une carte obligatoire pour toute personne portant un implant. "Il y a des dizaines de milliers de personnes qui ont des implants: de genou, de hanche, ...", indique Laurette Onkelinx. "Or il n'y a pas un encadrement pour les implants comme pour les médicaments. Ce que je veux faire, c'est un contrôle qualité total. On a un système de soins de santé qui est applaudi par la population (...) Mais il y a encore des efforts à faire en termes d'accessibilité et de qualité, notamment sur les implants. Je veux vraiment une chaîne de contrôles parfaite, pour rassurer sur la qualité et protéger les patients."
La ministre veut ainsi contrôler la chaîne de distribution des implants. "Nous devons pouvoir aller partout pour contrôler la qualité", précise-t-elle en évoquant certains hôpitaux privés où les contrôles sont difficiles.
PIAB, avec Thomas Gadisseux




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de Perplexe Courage Laurette pour la liste des implants de toutes sortes. Il n'y a pas que les cliniques privées que tu ne controles pas, il y a aussi beaucoup de personnes qui se rendent à l'étranger (pays de l'est, afrique ...) parce que moins cher. Les cartes, les implantés vont-ils les garder ? Pas sur. Autre solution: les mutuelles ? la sécutité sociale ? le registre national ? Et les implants dentaires ? Quel est le coût d'un tel inventaire ? Bonne chance.
20-02-2012 15:38 |