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La revue de presse belge

MATIN PREMIERE | mardi 8 mai 2012 à 6h46

  • de Nicolas Vandenschrick.

    La presse ce matin poursuit son analyse au lendemain de l'élection présidentielle. Avec aujourd'hui, une question : Et si François Hollande était l'homme qui sauvera la Grèce?

    La question parait tarabiscotée. L'explication est plus simple. "Le   président    français   est    prêt à faire  bouger  les  lignes  en  Europe. Voilà, en Une de l'Echo, expliquer en quoi, François Hollande pourrait sauver la Grèce. Vos commentateurs s'en emparent de cette question et ils discutent... Yves Cavalier, d'abord, dans la Libre Belgique. C'est vrai que " la Grèce, on avait fini par l'oublier. On avait cru un moment que la question de la dette était réglée. Il suffisait maintenant de faire rimer austérité et patience. Pour retrouver le chemin de la croissance... On l'avait oubliée, cette Grèce, jusqu'au vote de ce dimanche !

     Un vote de colère, écrit l'Echo. Un vote qui place les deux plus grands partis grecs face à la plus douloureuse défaite de leur histoire. Un vote qui met en avant les partis qui ont refusé l'austérité. Un vote qui met le pays au bord de la paralysie. L'impasse est totale pour la classe politique.

    Et Philippe Martin dans l'Avenir ajoute ce constat  "Les élections grecques mettent aussi en évidence la difficulté d'adopter des remèdes imbuvables par le truchement des urnes". Pris à l'envers, c'est la question de l'indépendance des peuples et de la souveraineté du vote face à des décisions (l'austérité) imposée par des instances extérieures (l'Europe) pour satisfaire aux exigences du marché.

    François Hollande veut conjuguer rigueur et croissance.  Un exercice d'équilibriste qu'il entend mener en France et vendre en Europe, résume Sud Presse. On comprend mieux alors qu'il faille aller du coté du président français pour espérer trouver une planche de salut. "Que le président français s'empare à présent du problème grecque", plaide Le Soir et Maroun Labaki. "Qu'il nous montre ce qu'il a dans le ventre". Lui qui, candidat, a abondamment critiqué l'austérité à tout crin et qui a aussi souvent évoqué le cas grec comme contre-exemple de la solution. Ce serait pour lui l'occasion d'asseoir très rapidement cette autorité internationale qui lui fait défaut, note l'éditorialiste. Ce serait l'occasion aussi de mettre en œuvre ses formules qui "flattent l'oreille".

    Alors Yves Cavalier  - dans La Libre Belgique, le reprend ce message lancé par les Grecs. Et par une moitié de la France, aussi. L'austérité sans espoir n'est pas viable au quotidien. On attendait Hollande sur cette question, mais on attend aussi celle à qui ce message est envoyé. Angela Merkel. On comprend mieux alors cette caricature de Kroll dans le Soir. Un petit François Hollande, bouquet de fleur et bonne bouteille à la main qui s'en va à Berlin le sourire un peu crispé, un peu tendu... Face à lui, une imposante Angela Merkel qui l'attend de pied ferme, les poings sur les hanches... En chemin, le bientôt président croise Nicolas Sarkozy qui lui souffle à l'oreille un simple "Bonne chance".

     Voilà pour cet important chapitre européen. Revenons chez nous, avec cette Une du Soir.  Le chômage continue à baisser chez nous.

    Chez nous, en Wallonie, malgré la conjoncture économique - largement défavorable,  le chômage diminue, en Wallonie. Alors qu'il augmente en Flandre et à Bruxelles. Pourquoi cette différence? Réponse multiple du Soir. Certains pointent le nombre élevé d'emplois publics. D'autres, la Kul, l'Université catholique flamande de Louvain, dessine une image plus dynamique du phénomène. La croissance de l'emploi est soutenue par des secteurs forts, en Wallonie. La chimie, la pharmacie. Et puis, les services de soutien aux entreprises et aux commerces dynamisent l'emploi wallon. Bref, les chercheurs flamands ont ce mot... La Wallonie est plus orientée vers l'avenir que la Flandre.

    Le chômage, est-il possible de sortir de cette spirale, s'interroge La Capitale? Qui présente une piste :  l’intérim. Et un chiffre, près de 470 Bruxellois sont chômeurs depuis 25 ans.

    Un florilège de titres, pour finir. Un sujet a inspiré vos quotidiens, c'est la mauvaise santé des casinos.

    Dans les casinos, ce n'est plus le jackpot,  annonce le Soir. La roue ne tourne guère en faveur des casinos. Rien ne va plus enchaine L'Avenir, qui explique en partie cette mauvaise santé par le régime de taxation. Un vrai jackpot de 6 millions et demi pour la Région wallonne. A cela s'ajoute la concurrence des jeux en lignes et des salles de jeux style Lunapark, la baisse des pourboires et ces temps plus durent.  En un mot, après les banques qui sautent, voici les casinos, Dans le Rouge, impasse et perd.

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