Nos quotidiens ont les yeux rivés vers la France. François Hollande sort vainqueur au premier tour mais chez nous on parle beaucoup de Marine Le Pen ce matin.
Marine Le Pen qui gâche la fête de François Hollande. Un titre que s'est choisi le Morgen. Les réjouissances n'auront duré que 5 secondes. La "victoire" de Le Pen a jeté un froid rue de Solferino selon le Standaard.
Car oui, hier l'évènement ce n'est pas tant la première place du candidat socialiste mais bien le sacre de Marine Le Pen pour Béatrice Delvaux.
En l'écoutant devant ses militants, on aurait pu croire qu'elle était au second tour. Pour beaucoup, il s'agit d'un vote sanction. Le Soir parle de la colère des Français en UNE.
Des français fortement divisés constate le Standaard. Bart Beirlant fait remarquer qu'hier un tiers des français qui se sont rendus aux urnes a voté aux extrêmes. Le Succès de Le Pen et Mélenchon montre une polarisation croissante de la politique française entre la droite et la gauche. Le centre de Bayrou doit aujourd'hui se contenter de moins de 10 pourcents.
Cette polarisation est une honte pour Sarkozy insiste l'éditorialiste du Standaard, lui qui s'était donné comme mission de s'élever au-dessus de la mêlée partisane et d'aider le peuple français à s'unir.
C'est donc un vote uppercut qui met KO Sarkozy ce dimanche note Béatrice Delvaux. Et c'est la France déterminée en masse et en colère qui lui montre la porte. Place au deuxième tour à présent …
Une deuxième campagne plus courte et plus dense. C'est ce qu'espère Christophe Lamfalussy dans la Libre Belgique. Elle devrait permettre aux français de faire les vrais choix de l'avenir. Cinq groupes sont désormais susceptibles d'influer sur le second tour. Le PS et l'UMP bien sûr. Mais le FN, le front de gauche et le MODEM de Bayrou joueront un rôle d'arbitre avec près de 40 pourcents des voix.
Vu de Belgique, on espère une chose : que les Français tranchent dans les vrais choix de société.
Austérité oblige Nicolas Sarkozy et François Hollande n'auront pas les coudées franches pour réaliser leur programme mais ils pourront contribuer à remettre le pays sur les rails. Une France à l'aise, une France qui ne devrait plus voter Le Pen pour se faire entendre.
De la politique chez nous aussi mais au niveau local. Bart De Wever a officiellement annoncé sa participation aux communales à Anvers.
Y aller ou pas ? Cela fait des mois que Bart De Wever tenait la Flandre en haleine. Samedi il s'est révélé " Je n'ai pourtant jamais douté " confie-t-il au Morgen .
Mais Bart de Wever avait-il le choix ? Son rêve, c’est devenir Ministre président flamand, constate la Libre Belgique. Mais voilà, selon le politologue Dave Sinardet repris par plusieurs quotidiens ses militants n'auraient pas compris qu'ils ne se mouillent pas personnellement à Anvers. Les communales de 2012 doivent lui servir de tremplin pour les régionales de 2014.
Pour beauoup, De Wever prend un risque. S’il décroche le maïorat, il devra se consacrer pleinement à son travail. Etre bourgmestre de la plus grande ville de Flandre. Ca ne s'improvise pas, c'est un job à temps plein. Il pourrait donc passer à côté du scrutin de 2014. Réponse de l’intéressé dans les colonnes du Morgen : J'aime prendre des risques, j'en ai toujours pris. Je fais souvent le contraire de ce que prédisent les politologues.
En attendant, si La NV-A veut s'imposer à Anvers, elle devra convaincre les électeurs allochtones. Les allochtones sont un facteur décisif selon Lex Molenaar qui signe aujourd'hui l'édito de het gazet van Antwerpen. Ils représentent un tiers de l'électorat et pèseront fortement dans la balance.
Et puis un militant NVA qui lui sera sur de ne pas être élu en 2012, c'est Pol Vandendriesche. Le DSK flamand se retire de la politique. Le parti nationaliste mesure les dégâts après la tempête médiatique causée par cet ex journaliste titre le standaard. La plupart des gazettes flamandes en parlent ce matin avec un même titre : Exit Pol Vandendreische;
Un mot encore sur Bart De Wever. Le président de la NV-A n'a pas hésité à enfiler son short et ses baskets pour courir les 10 miles d'Anvers. On le voit tout transpirant et recouvert du drapeau flamand à l'arrivée en Une de plusieurs gazettes. Il a terminé après 2h 6 M 43 secondes. 259 places devant le dernier. Il a confié à la presse " Rien n'est impossible pour ceux qui en veulent. ".




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