Premier sujet à la Une, côté francophone. C'est cette marche menée hier à l'appel de Jean-Denis Lejeune. 5.000 Belges ont suivi cet appel.
Conclusion de Sud Presse, Le pari de Jean-Denis Lejeune est réussi. Pour la Dernière Heure, le message est bien passé. Mais quel message ? C'est la question que se pose une partie de la presse. Toujours la colère et l'émotion, résume le Soir, qui en quelques mots dresse le portrait des manifestants. Il y avait là des nostalgiques du Mouvement Blanc, des familes avec des enfants en bas âge, des zozos aussi, demandant la restauration de la peine de mort, et quelques excités qui eurent l'indignité de brûler un cerceuil figurant celui de Michelle Martin.
Pour SudPresse, l'émotion - collective - qu'on pensait définitivement oubliée après le procès d'Arlon s'est ravivée telles des braises encore brûlantes. Une partie non-négligeable de la population ressent un sentiment d'impuissance face à une décision estimée injuste, estime l'éditorialiste, Guillaume Barkhuysen. Certains ont dû remonter les rues de la capitale aux côtés d'individus dont la colère dépassait l'entendement. Cependant, ils ne doivent pas devenir le prétexte idéal pour que l'on marginalise le message de cette marche que l'on peut résumer en 5 mots. Une meilleure Justice, et vite !
Justement, sur ce message. Une partie de la presse regrette qu'il n'y ait pas eu de mot d'ordre clair pour cette manifestation.
Vraiment, s'interroge La Libre. Est-ce vraiment pour que la Justice fonctionne ou n'est-ce pas plutôt pour empêcher à tout prix la libération sous condition de l'ex-épouse de Marc Dutroux. Fût-ce par un lynchage organisé de Malonne à Bruxelles ? Annick Hovine l'avoue sans ambage. L'absence de mot d'ordre clair pour cette marche met très mal à l'aise. Il y a comme une confusion des genres, car ce n'est pas la rue qui doit décider qui peut sortir de prison pour terminer sa peine à l'extérieur.
On a le droit de détester Michelle Martin. On comprend la souffrance des proches qui subiront eux le chagrin à perpétuité. Mais on n'imagine pas, à leur place, pouvoir dire un jour... Là c'est bon, Martin a fait son temps elle peut sortir. Et c'est précisement pour cette raison que la loi n'a pas prévu que les parties civiles interviennent dans les débats sur la libération conditionnelle. Tout comme les victimes sont exclues du débat sur la peine en Assises.
La Justice, résume Annick Hovine, n'est pas là pour rendre la pareille à ceux qui ont commis l'abjection. Mais il lui revient de faire exécuter la peine infligée, au nom de la société, et de les faire sortir de prison, en appliquant les mêmes lois pour les justiciables. Et l'éditorialiste conclut. Même si on s'appelle Michelle Martin.
Et bien, voilà qui va assurément nourrir le débat ce matin sur cette question, "faut-il durcir l'accès à la libération conditionnelle." Débat que nous mènerons avec nos invités. Mais, Nicolas, ce matin, dans la presse. Il est aussi question de ce voyage de Didier Reynders au Congo.
Ce n'est ni un médiateur ni un justicier qui se rend dans la région des Grands Lacs. Car à l'occasion de ce premier long périple africain, Didier Reynders veut voir, écouter et se forger sa propre opinion, écrit Colette Braeckman. Il entend surtout se tailler son propre costume de chef de notre diplomatie. Sur ce plan, s'il n'est pas trop tard, il est temps, prévient l'éditorialiste du Soir, car la Belgique, qui se considère toujours comme un interlocuteur influent dans la région, est en passe de se laisser distancer.
Après les Etats- nis, les Britanniques, les Suédois, et les Néerlandais qui ont suspendu leur aide - de manière tout symbolique... C'est désormais les Belges qui sont attendus au tournant. Pas nécessairement pour réduire une aide qui bénéficie avant tout à des populations vulnérables, mais plutôt attendu au tournant pour se prononcer clairement. Et Colette Braeckman paraphrase Didier Reynders, lui-même... Il est un temps où le silence - observé dans un souci de solution - devient lui même une partie du problème.
Allez terminons-en par là. Pour ceux qui n'en s'en étaient pas aperçu, il a fait chaud ce week-end.
Toute la presse flamande vous le rappele en Une. Chaud et même brûlant par endroit même si aucun record de température n'a été battu. Le mercure s'est stabilisé à 36.9 titre la GVA et le BVL. Retour du moins chaud, car comme l'écrit le Soir, aujourd'hui, il ne devrait plus y avoir que 26 à 28 degrés...




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