A la Une, il y a d'abord cette bataille de Damas. Hier, la capitale syrienne a été touchée par un attentat. Et pour la presse ce matin, c'est tout le régime Assad qui est touché en plein coeur.
Car, dans cette attaque menée sur le bâtiment de la Sécurité Nationale, plusieurs personnages du sommet de l'Etat ont été tués. Une photo officielle, détournée par des internautes, fait la Une du Soir. On y voit Bachar Al-Assad entouré de son ministre de la Défense et d'un autre responsable militaire. Deux larges croix-rouges barrent les deux hommes. Internet encore pour le Standaard. Qui expliquent. Les rebelles syriens apprennent à se battre via youtube. Sur la toile, plusieurs dizaines de vidéo d'entraînement. D'une demi-minute jusqu'à une bonne heure... Comment prendre la position du tireur d'élite. Comment tirer une grenade anti-char... Ou, encore, et c'est l'image retenue par le quotidien flamand, que viser pour frapper un hélicoptère en plein vol. Un large rond rouge désigne le rotor principal de l'appareil. Les vidéos expliquent le Standaard ont - vu leur qualité d'image - probablement été tournées aux Etats-Unis ou au Canada... Ce n'est pas la première fois qu'on trouve ce genre d'information sur internet mais la nouveauté, ici, c'est que ces entrainements (très théoriques) sont destinés aux rebelles syriens.
Cet attentat, pour Le Soir, c'est aussi l'occasion de poser plusieurs questions...
Assad tombera-t-il, ou plutôt QUAND tombera-t-il ? Qui lui succèdera ? Et ce changement de régime pourrait-il entraîner toute la région dans le chaos ?
Difficile, bien sûr, de savoir QUAND exactement le régime va s'effonder. Pour l'éditorialiste, Baudouin Loos, même si tout le monde y pense très fort, on ne peut encore parler d'après-Assad. Les signes abondent d'un régime aux abois. damas est désormais le théâtre de combat. Les désertions se multiplient et des pans entiers du territoires échappent au contrôle du régime. La peur, écrit l'éditorialiste, a commencé à changer de camps.
Mais cela charrie aussi des craintes. La peur de l'inconnu tenaille l'Occident. Dans l'histoire, la plupart des révolutions n'ont pas débouché sur des transitions pacifiques mais bien sur des périodes parfois longues de chaos sanglants. Retour chez nous, où les éditorialistes dressent un bilan de l'action du gouvernement, façon "que penser du travail accompli par le Fédéral ?"
C'est la Libre qui pose ainsi la question. Et qui rappelle, souvenons-nous d'où se trouvait le pays et nos hommes politiques, il y a un an. NULLE PART. Perdus dans le brouillard. Errant comme des poules sans tête... On a compris l'idée... Et cette année alors, où en est-on?
Et bien, comme l'indique la Der' de SudPresse, Enfin, un bon 21 juillet pour Albert II. Pas de problème communautaire, BHV est scindé. Voilà qui est de bonne augure pour la fête nationale... Sur le plan politique, cette fois, Francis Vande Woestijne reprend dans la Libre... Un an après la crise, la Belgique a un gouvernement, un budget et un projet. Qui l'eut cru !
Nathanael Jacqmin, dans l'Avenir, constate aussi l'éclaircie... Après une interminable grisaille, notre pays se montre soudain sous ses plus beaux atours. Une éclaircie budgétaire dont le gouvernement oublie de préciser qu'il la doit surtout à toute la rigueur des Leterme et Consorts. mais une éclaircie amplifiée tout de même par ces taux négatifs auxquels la Belgique emprunte. Ne manque plus qu'une petite victoire d'étape sur le Tour, et du beau temps dès lundi pour prolonger l'état de grâce tout l'été... Avant que la tempête ne balaye à nouveau le pays lors des prochaines échéances électorales. Christian Carpentier a la même conclusion dans la Dernière Heure... Maintenant que l'équipe Di Rupo peut enfin songer aux vacances... Gageons que ses membres sauront bien en profiter car ce qui les attend à la rentrée s'annonce bien plus périlleux. Pour eux comme pour nous...
Dernière info, glanée ce matin dans l'Avenir. Et qui concerne disons aussi ce beau temps à venir...
Le radar du tunnel de Cointe à Liège. On l'attend depuis des mois. Le hic c'est qu'il doit obtenir une homologation et que parmi les conditions il ya celle-ci. Il faut garantir que le radar ne sera pas en mesure de flasher si les températures sont trop extrêmes... En dessous de 20 degrés et au delà des 60.... Vous avez bien entendu... Le radar flashera de moins 19, en hiver et jusqu'à 59 degrés en été. Pas au delà... L'Avenir conclut... Bienvenu en Absurdie...




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