Interrogé par Thomas Gadisseux dans "L’indiscret" le coprésident Ecolo Jean-Michel Javaux rappelle que, même si la famille écologiste a été écartée de la future coalition gouvernementale fédérale, son parti restera loyal : "Nous voterons cette réforme de l’Etat, nous n’allons pas faire de chantage, nous n’allons pas demander de compensation".
Mais Jean-Michel Javaux regrette ce qu’il appelle une "opportunité manquée" lors des négociations sur la réforme de l’Etat : la présence d’une "nouvelle génération autour de la table a permis de casser certains clichés, certains tabous pour trouver des solutions créatives. Etant la charnière entre les deux générations, je crois que j’ai pu jouer un rôle assez important". Jean-Michel Javaux constate que certains, en Flandre, ont essayé de diviser la famille écologiste : "Pourquoi ont-il peur de Groen! Peut-être parce que c’était le deuxième grand vainqueur des élections. Peut-être parce que l’on constate qu’à Anvers, Groen ! est pratiquement le seul opposant à Bart De Wever et Patrick Janssens".
"Il faut des responsables politiques visionnaires"
Le Holding communal est au bord de la faillite. Jean-Michel Javaux regrette que le gouvernement fédéral ne parvienne pas à s’entendre avec les Régions pour le sauver : "Le Fédéral fait une énorme erreur. Nous aurons besoin d’avoir une solidarité entre les entités fédérées et le Fédéral. Cela patine complètement. Il y a des administrateurs publics dans le Holding et des administrateurs publics dans Dexia qui ont permis, à un moment donné, qu’avec de l’argent public, celui des communes, celui des contribuables, on aille jouer en bourse". Et aujourd’hui ces communes n’ont plus d’argent pour mener à bien leurs projets, poursuit-il. Alors qu’à un moment, "on a voulu tout mettre dans le privé en disant que tout va fonctionner", constate Jean-Michel Javaux, mais maintenant "tout le monde, même Didier Reynders, demande qu’on garde une banque publique qui puisse soutenir les communes, qui soutienne les contribuables et qui n’aille pas jouer en bourse. Aujourd’hui il faut des responsables politiques visionnaires" qui trouvent un équilibre entre gestion privée et publique : "J’ai confiance dans les opérateurs économiques qui soutiennent les travailleurs, et pas uniquement la finance", ajoute-t-il.
"Je suis un peu un ‘indigné’"
Jean-Michel Javaux affirme aussi : "Je suis un peu un ‘indigné’ parce que trouve que pour l’instant on a reçu pas mal de claques : crise financière, crise environnementale, mais qu’on oublie vite. En 2008, tout le monde a dit : ‘plus jamais ça’. Trois ans plus tard, on revit exactement la même chose, de nouveau dans une crise autour d’une banque. On ne retient pas les leçons du passé. Les trois partis traditionnels vont reprendre les mêmes recettes ; je ne crois pas que c’est cela dont nous avons besoin pour l’avenir".
Jean-Michel Javaux refuse de confirmer s’il sera de nouveau candidat à la coprésidence d’Ecolo, mais "j’ai toujours été pour qu’on puisse s’oxygéner dans différents endroits pour ne pas s’accrocher au pouvoir, uniquement pour occuper le pouvoir. Il y a plein de gens de qualité. Je me suis engagé devant les électeurs d’Amay où j’ai été élu, à occuper le poste de bourgmestre pendant 6 ans. En 2009, j’ai refusé d’être ministre pour pouvoir tenir mes engagements. Ce serait bien qu’énormément de responsables politiques puissent siéger à l’endroit où ils se sont présentés aux élections".
A.L. avec T. Gadisseux




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de zinneke En fait, c'est ça le problème avec Javaux: il est "un peu". Y compris un peu récupérateur.
17-10-2011 13:36 |
de wallifornia excellent! et un peu bête aussi...
17-10-2011 16:56 |