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Histoire du Monde : immigration et généalogie

MATIN PREMIERE | jeudi 13 septembre 2012 à 4h50

  • L’immigration fait parfois perdre ses racines. Deux londoniens, immigrés de seconde génération, ont lancé un nouveau réseau social destiné à aider les personnes originaires du sous-continent indien à reconstituer leur généalogie. Robin Cornet.

    "Quand ma grand-mère a eu la maladie d’Alzheimer, toutes les grandes histoires qu’elle nous racontait ont juste disparu", dit Saima Mir à la BBC. "J’ai essayé, ensuite, de retracer notre histoire familiale, mais j’ai réalisé qu’on n’avait même pas noté les dates de naissance ou d’anniversaire". La jeune femme est co-créatrice de ce nouveau site http://www.whosthedaadi.com. Avec deux A. C’est un jeu de mot. Ça sonne à la fois comme "qui est le père" et pour les Indiens et Pakistanais, daadi, c’est aussi la grand-mère. Les sites de généalogie, ce n’est pas neuf, mais ici, il est conçu comme un réseau social, avec une architecture inspirée de Facebook et Twitter.

    Des millions de familles originaires des pays du sous-continent indien sont installées aux quatre coins du monde et en particulier dans les pays anglo-saxons. Des millions d’autres se sont déplacées dans la région. Et l’idée est de permettre à tout le monde d’entrer en contact, de chercher des noms de famille, d’échanger des photos, pour essayer d’assembler les pièces de leur puzzle familial. Samir Mir a mis une photo de sa mère, prise le jour de son mariage, en 1973, en espérant que de lointains parents puissent s’identifier ou reconnaitre des proches parmi les invités.

    Chaque utilisateur se crée un profil, indique son nom, le village ou la ville d’où sa famille vient, avec un maximum d’informations : un nom de rue, une école, un club de sport… Tout ce qui peut donner des indications à d’autres utilisateurs dont les familles sont originaires de la même région.

    Le site est pour l’instant en phase de test. Il deviendra vraiment une base de données consultable lorsqu’il y aura assez de participants. Actuellement, la moitié du trafic vient de Grande Bretagne, l’autre moitié d’Inde et du Pakistan, essentiellement des métropoles de New Delhi et Karachi. Le concept d’whosthedaadi pourrait inspirer d’autres communautés. Mais son utilité dépendra de son succès.

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