En mai et juin, les villes norvégiennes grouillent de jeunes à l’accoutrement un peu spécial. Ils portent une salopette en signe de ralliement. Ils sont étudiants en dernière année du secondaire et s’apprêtent à passer leur bac. Mais ce n’est pas la seule tradition. Dans le pays, les bacheliers ne font pas la fête après les examens mais bien avant. Vous l'avez compris, les réjouissances sont placées du mauvais côté de l’examen…
Et quand ont dit réjouissance, il ne s’agit pas d’aller boire un verre et de sortir en boite de nuit avant le blocus. Les milliers d’étudiants se retrouvent plusieurs semaines durant avant de se plonger dans leurs livres. Le code vestimentaire : une salopette, donc, aux couleurs de la FAC dans laquelle ils comptent étudier une fois leur bac en poche.
La situation pose évidemment de gros problèmes
Aux professeurs d’abord. Les absences et l’inattention en classe prennent des proportions inquiétantes. Ils doivent donc faire étudier le programme du bac avant les semaines de fête.
Et puis les parents surtout, eux fustigent le coût d’un tel amusement. Car, oui, s’amuser en Norvège cela coûte cher.
Certains étudiants s’y préparent plusieurs années à l’avance et y consacrent des sommes astronomiques. Selon une enquête, les filles dépensent en moyenne 500 euros. Le but s’est de venir avec une camionnette que l’on a relookée. Un peu à la méthode hippie. Un journaliste allemand du Frankfurter Allgemeine qui signe le reportage a rencontré un groupe de garçons qui ont mis chacun 4500 euros dans une cagnotte… Ensemble, ils ont réunis plus de 120.000 euros. Ils ont pu acheter un vieux car Volkswagen qu'ils ont équipé de canapés, d'un bar et d'une sono. Des projecteurs ont été fixés sur le toit.
Le ministère de l'Education a déjà convoqué une commission pour encadrer la débauche de fêtes. Les experts ont du constater que ni la société norvégienne ni la classe politique n'étaient prêtes à toucher à une cette fameuse tradition.




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