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Pourquoi les sondages se sont-il trompés ?

08.06.09 - 18:13

Entre les sondages et le scrutin de dimanche, il y a eu parfois concordance, mais aussi un fameux décalage. Souvent, au-delà des marges d'erreurs, le PS a été sous-estimé et Ecolo surestimé. Et dans les débats d'après scrutin, les instituts de sondage ont reçu leur lot de critiques.

A l’occasion de ce scrutin, les sondages semblent s'être exceptionnellement multipliés. Et l'on observe quelquefois un très grand écart entre les intentions de vote et le scrutin, jusqu'à 17% par exemple finalement entre le PS et Ecolo dans la circonscription de Huy-Waremme.

Pour Marc Dumoulin, l'administrateur-délégué de l'institut "Dedicated Research", la méthodologie choisie était irréprochable, explique-t-il: "dans le programme qui a été mis en œuvre, nous étions proches de la perfection. On a fait des programmes d’échantillonnages hyper sophistiqués, les personnes ont été recrutées en prenant toutes les précautions qu’il fallait. Mais on est dans un domaine très difficile à mesurer", se justifie-t-il.

Alors, pourquoi a-t-on observé ces écarts? Les professionnels rappellent qu'un sondage est un instantané, une photo du moment. De plus, des partis se sont identifiés un peu tard. Ces sondages auraient eu pour effet de préparer, de lancer la campagne électorale.

François Heinderyckx, professeur au département communication de l'ULB, situe l'origine du malaise actuel: "soit on se dit que les sondages se sont trompés et qu’ils ont faussé la campagne, soit on se dit que ce changement est la démonstration même des effets sur les électeurs. Cela crée alors un malaise et je pense qu’il faut y réfléchir".

Pour François Heinderyckx, un sondage est souvent sur-interprété, une meilleure communication s'impose entre les instituts et les clients, notamment sur les marges d'erreurs et le pourcentage des indécis.

(A.L. avec D. Delhalle)

Consultez nos sondages

Crédit photo : Photo Jonathan Clabots
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Commentaires

Je constate, comme d'autre, que tout ce dont on nous a abreuvé pendant la campagne, sondages en tête, était d'un goût fort désagréable. J'avais l'impression de vivre en France... Non seulement, les sondages sont devenus, visiblement, la seule drogue des journalistes, mais en plus, ne sont apparus que comme seuls dignes d'intérêt. Ce qui a ouvert grande la porte à une campagne fort "people" pendant laquelle il n'y a eu que des invectives et collibets. Très peu de programme discuté.
Pour la première fois, que ce soit sur les chaînes publiques ou privées, je n'avais pas l'impression de voir la différence. Un feuilleton de très mauvaise qualité. Servi par les politiques et les journalistes. Très déçu de la couverture de la RTBF qui, je l'espère, ne retombera pas dans le piège des sondages et de la mise en ring des politiciens la prochaine fois. Et, de plus, la question "avec qui allez vous gouverner" n'était pas la seule a poser avant et après les élections. Pourtant, j'avais la sensation que c'était tout ce que les journalistes pouvaient dire... Dommage.

Impressionné par la clairvoyance et le bon sens des internautes, qualités qui manquent toujours à nos politiciens.

Un(e) journaliste a dit : les sondages électoraux servent de carte de visite aux l'instituts de sondages.
Hé bin … je crois qu'ils ne se sont pas trompés que dans leurs prédictions électorales…çà s'appelle se tirer une balle dans le pied.

Les sondages sont une sorte de manipulation et j' avais le sentiment qu'ils exagéraient les pertes du PS pour pousser les gens à les renforcer. Je suis de l'avis déjà cité ici par d'autres , (Bob etc..)que cela devrait être interdit avant les élections. D'autre part, votre campagne menée sur vos antennes m'a déplu au plus haut point.Tout ce baratin n'est que manipulation et les plus démunis s'y laissent prendre.

les sondages ne se sont pas trompés, les sondages abordent la question : "pour qui dites vous que vous allez voter", rien de plus. Entre ce que l'on dit et fait, il y a une différence, ceci est valable dans bien des domaines d'ailleurs.

dans l'isoloir, il n'y a une moindre gêne à voter pour des gens "douteux" , dont on aurrait honte en pleine lumière, même au téléphone avec un sondeur. Les motivations ? : la peur de devoir travailler, d'être moins dépendant, de ne plus avoir un amis d'amis pour un passe droit, ... Les mots compétance et déontologie prennent alors un sens bien secondaire.
Quel manque de hauteur pour un peuple réduit à cet état d'esprit, on peut comprendre (parfois) nos voisins du nord.

Bonjour,

Pour ma part, je peux affirmer que mon vote a été influencé clairement par les sondages...

Le sondage devient de plus en plus fréquemment une arnaque publicitaire destinée à influencer l'électeur. Il devrait être interdit un mois au moins avant les élections.

très bonne conclusion

Entièrement d'accord, de plus que les résultats des élections sont comparés aux sondages, ce qui en fausse l'interprétation!