Il a mis l'accent sur la préservation du système commercial multilatéral, les relations avec l'Asie et la poursuite de la libéralisation commerciale.
Dans son discours d'introduction, Karel De Gucht a reconnu que l'Organisation mondiale du commerce (OMC) était "sous pression" et que le cycle de négociation de Doha faisait "peu de progrès". Mais il a défendu une organisation qui incarne à ses yeux "l'une des réalisations majeures du 20e siècle", ainsi qu'"un bien public inestimable". Il s'est également montré confiant dans la conclusion du cycle de Doha "en 2010 ou en 2011".
Comme ses prédécesseurs, Karel De Gucht compte aussi développer les relations bilatérales de l'UE avec d'autres partenaires commerciaux. "L'Inde, le Canada, l'Ukraine, l'Amérique latine et l'Euromed devraient dominer notre agenda dans les deux prochaines années. Ils marquent (...) un tournant vers des marchés économiquement importants, particulièrement en Asie, ainsi qu'une intégration accrue avec nos voisins proches", a-t-il dit.
Le commissaire-désigné a néanmoins fait part de sa volonté de ne pas négliger les relations avec les Etats-Unis et la Chine. Celle-ci "doit montrer sa responsabilité en étant capable de résoudre des questions délicates, comme le mauvais positionnement de sa monnaie", a-t-il pointé.
Il s'est enfin montré soucieux de maintenir l'approche conciliante avec les pays en développement instituée par Catherine Ashton, qui l'a précédé au portefeuille du commerce.
Pas de taxe CO2 aux frontières de l'UE
Longuement interrogé par les députés de tous bords politiques, Karel De Gucht a défendu sa conception libérale des relations commerciales. Il s'est opposé à l'idée d'instaurer une taxe CO2 aux frontières de l'Union européenne pour pénaliser les importations des pays moins engagés dans la lutte contre le changement climatique. Une telle taxe "se heurtera à beaucoup de problèmes politiques", selon lui. Elle risquerait d'entraîner "une surenchère au niveau global" et "une dérive dans une guerre commerciale", a-t-il dit.
Plusieurs parlementaires ont évoqué les liens entre les relations commerciales et les droits de l'homme, et plus particulièrement le cas de la Colombie, avec laquelle l'UE envisage de conclure un accord de libre-échange. Ces négociations sont de plus en plus critiquées en raison des meurtres à répétition de syndicalistes et des autres violations de droits humains dans le pays. Karel De Gucht s'est engagé à ne pas parapher l'accord sans une discussion politique avec les eurodéputés.
Il a aussi été interrogé sur sa dernière dispute avec le gouvernement congolais par la Belge Véronique De Keyser (PS). Tout en lui apportant son soutien, celle-ci l'a qualifié de "récidiviste" et lui a demandé s'il "contrôlait les dégâts".
"Je ne pense pas être un récidiviste, mais j'essaie d'être cohérent", a simplement répliqué Karel De Gucht.
L'audition s'est conclue peu après 12h00. Les députés discuteront dans le courant de l'après-midi des réponses fournies par Karel De Gucht, avant de formuler leur appréciation du candidat.
Belga
Commentaires
je trouve que Msr Karel de Gucht a raison que fait le gongo avec l'argent des belges car depuis des annees ont donne mais rien n'est fait pour les pauvres affricains ou se trouve cet argent merci mr le ministre pour souleve cette question