Organisée en une semaine en front commun FGTB, CSC, CGSLB, la manifestation n'avait qu'un message qui s'adresse tant au gouvernement qu'au patronat ainsi qu'à l'Union européenne : l'emploi.
Deux manifestations en un mois, le monde syndical est déterminer à faire entendre la voix des travailleurs pris dans la tourmente de la crise.
Opel Anvers, InBev
La fermeture d'Opel à Anvers a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase mais c'est d'abord la manifestation d'une immense inquiétude qui dépasse de loin le cadre d'Opel - Anvers, AB InBev, Hewlett-Packard, ou UCB et toutes ces entreprises petites ou grandes où l'emploi est malmené.
Pour les organisations syndicales, il faut d'urgence des mesures énergiques: pour la FGTB, un nouveau plan de relance; pour la CSC, à tout le moins que l'on amplifie les mesures existantes.
Les manifestants réclament en particulier (notamment sur la base du cas InBev) que l'on conditionne les aides publiques aux entreprises au maintien et à la création d'emplois. De même qu'une réforme en profondeur de l'accompagnement des chômeurs précédée d'un moratoire sur le système de contrôle de disponibilité des chômeurs.
Dans leurs discours en ouverture de la manifestation, les responsables syndicaux belges ont d'ailleurs lancé un appel en direction des employeurs.
"Cessez de vous plaindre, et cherchons plutôt ensemble la manière de sortir de cette crise", a notamment lancé le président de la CSC, Luc Cortebeeck, à l'adresse du patronat.
Mais la mobilisation des syndicats belges s'inscrit aussi dans le cadre plus large de revendications européennes en faveur par exemple d'une taxe sur les opérations boursières.
D'autre part, le contexte de la concertation sociale "à la belge" n'est pas non plus étranger à cette démonstration de force des syndicats. Les discussions avec les représentants des employeurs sur l'harmonisation des statuts "ouvrier" et "employé" sont dans l'impasse; les syndicats constatent aussi que le discours patronal s'est radicalisé notamment dans la campagne de la FEB sur le thème "laissez nous entreprendre", le tout dans la perspective de la négociation du futur accord interprofessionnel pour lequel les interlocuteurs sociaux cherchent à affirmer leurs positions.
RTBF avec Belga