Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a abandonné 17,46 points à 13.579,47 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a progressé de 4,00 points à 3.179,96 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500, qui avait lui aussi ouvert en territoire positif, a terminé quasiment stable (-0,01%), lâchant -0,11 point à 1.460,15 points.
De bonne humeur à l'ouverture, alors que l'arrivée en magasins du l'iPhone 5 donnait au marché "un peu du glamour technologique" des produits Apple, selon les termes de Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, Wall Street a été assaillie de doutes et a terminé sur une note prudente.
"Nous avons eu une séance alternant des périodes d'appétit pour le risque et des accès de crainte", a observé Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.
Selon lui, ce retournement de tendance était notamment lié à des propos tenus par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, qui a estimé vendredi que l'Espagne n'avait pas besoin d'un plan d'aide car son économie était suffisamment solide.
Or, la Banque centrale européenne (BCE) s'est dit prête à venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté en rachetant leur dette sur le marché secondaire, à condition qu'ils en fassent au préalable la demande auprès du fonds de secours européen, ce que le gouvernement espagnol ne s'est pas encore décidé à faire, en dépit de l'impatience des marchés, avides de liquidités.
Dans la matinée, le marché avait pourtant été porté par des informations du Financial Times qui a affirmé que les pays européens aidaient Madrid à rédiger un plan de réforme économique qui pourrait être dévoilé la semaine prochaine.
La Commission européenne a reconnu qu'elle collaborait avec les autorités espagnoles sur un nouveau plan de réformes qui sera annoncé jeudi prochain, mais a balayé toute préparation en vue d'une demande d'aide globale de Madrid.
Par ailleurs, "sur le front économique, il y a (eu) peu de nouvelles majeures" dans la journée, a noté Dick Green, de Briefing.com.
Apple a clôturé juste au dessus des 700 dollars (+0,20% à 700,09 dollars).
Le groupe informatique américain Oracle, qui a annoncé jeudi des résultats trimestriels mitigés, avec un bénéfice net en hausse de 11% à 2 milliards de dollars mais un chiffre d'affaires inférieur aux attentes, a toutefois progressé de 0,65% à 32,47 dollars.
Google, qui a annoncé vendredi qu'il allait fermer un service de recherche et de téléchargements de musique en Chine, s'est apprécié de 0,81% à 733,99 dollars.
Intel Corporation en revanche a glissé de 0,23% à 23,13 dollars et Microsoft de 0,83% à 31,19 dollars.
Wall Street a aussi sanctionné sévèrement le groupe canadien Research in Motion (RIM) pour un "problème" qui a affecté des usagers de son téléphone BlackBerry en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique: le titre a perdu 6,52% à 6,45 dollars.
Le réseau social Facebook a gagné 1,20% à 22,86 dollars mais le réseau professionnel LinkedIn s'est apprécié de seulement 0,05% à 122,84 dollars.
Le géant de l'alimentation rapide McDonald's s'est adjugé 0,60% à 93,71 dollars après avoir annoncé une hausse de 10% de son dividende trimestriel, à 77 cents.
Le constructeur aéronautique Boeing a gagné 0,17% à 69,97 dollars, soutenu par l'annonce vendredi d'une commande de onze Boeing 787 par la compagnie aérienne japonaise All Nippon Airways (ANA), une transaction qui représente un montant de 2,68 milliards de dollars au prix catalogue.
Dans l'automobile, le constructeur General Motors (GM) a progressé de 1,56% à 24,80 dollars, malgré l'annonce du rappel de quelque 426.000 véhicules pour un problème de transmission.
Le distributeur Wal-Mart, qui a annoncé 50.000 embauches de saisonniers pour les fêtes de fin d'année, a cédé 0,40% à 74,45 dollars.
Le marché obligataire a terminé sans direction. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 1,760% contre 1,777% jeudi mais celui à 30 ans a très légèrement progressé à 2,956% contre 2,954%.
AFP




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