Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones Industrial Average a crû de 90,13 points à 13.090,84 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 18,25 points à 3.066,96 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 a progressé de 0,51% (+7,10 points à 1.406,58 points).
Les investisseurs "répondent positivement aux nouvelles en provenance d'Europe et aux commentaires du président de la Réserve fédérale américaine", ont noté les analystes de Wells Fargo.
M. Bernanke a en effet "réitéré la position de la banque centrale selon laquelle elle interviendrait si l'économie stagnait, même s'il n'a pas détaillé de mesures spécifiques", ont-ils ajouté.
Lors d'une intervention à Jackson Hole, dans le Wyoming (ouest des Etats-Unis), le chef de la Fed a déclaré qu'il ne fallait "pas exclure" de prendre de nouvelles mesures exceptionnelles d'assouplissement monétaire et assuré que les mesures extraordinaires - et contestées - mises en oeuvre par la Réserve fédérale afin de soutenir l'économie américaine depuis qu'elle a abaissé son taux directeur à quasi zéro fin 2008 étaient utiles.
Même s'il n'a pas fait d'annonce, M. Bernanke a utilisé un "ton encourageant quand il a livré son analyse des coûts et bénéfices d'un nouveau stimulus et quand il exprimé son insatisfaction face au niveau du chômage qui reste élevé", a souligné Michael Gapen, de Barclays.
Pour Christopher Low, de FTN Financial, le patron de la Fed a même "parlé avec beaucoup de ferveur de l'assouplissement monétaire".
M. Bernanke "doit cependant encore convaincre le reste" du comité de politique monétaire de l'institution (FOMC), qui doit se réunir les 12 et 13 septembre, et "il n'est pas certain que quelque chose se passe tout de suite", a souligné M. Low.
Avant le discours de M. Bernanke, les indices de la place financière new-yorkaise avaient démarré en hausse dans le sillage des Bourses européennes, portés, selon les analystes de Charles Schwab, "par un optimisme accru sur une très prochaine action de la Banque centrale européenne sur les marchés des dettes souveraines et alors que l'Espagne a approuvé un ensemble de réformes bancaires".
Le gouvernement espagnol a en effet entériné vendredi une réforme pour assainir une fois pour toutes son secteur bancaire, comme contrepartie au prêt accordé en juin par la zone euro.
Du côté des valeurs, Apple, qui a été débouté vendredi par un tribunal de Tokyo de sa plainte contre Samsung, dans le volet japonais de la guerre judiciaire mondiale que se livrent les deux géants de l'informatique sur les brevets, a gagné 0,21% à 665,24 dollars.
D'autres valeurs technologiques n'étaient pas portées par le regain des marchés, le réseau de socialisation en ligne Facebook atteignant notamment un nouveau plus bas, lâchant 5,40% à 18,06 dollars.
Le site internet Yahoo a perdu 0,14% à 14,65 dollars, l'éditeur de jeux en réseau Zynga 3,11% à 2,80 dollars et le loueur américain de vidéos sur internet Netflix 1,26% à 59,72 dollars.
La banque JP Morgan qui, selon des informations de presse, examine la manière dont elle peut réduire son exposition aux risques financiers, a gagné 0,65% à 37,14 dollars.
Le groupe technologique américain SAIC Inc. a pris 3,39% à 12,21 dollars, après l'annonce jeudi de son intention de se séparer en deux sociétés distinctes.
La compagnie aérienne US Airways, qui a annoncé vendredi avoir signé un accord avec sa concurrente AMR pour échanger des informations confidentielles afin d'évaluer l'intérêt d'un rapprochement, a avancé de 2,50% à 10,66 dollars.
Le marché obligataire a fortement progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,562% contre 1,6200% jeudi et celui à 30 ans, à 2,684% contre 2,738%.
AFP




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