Selon des chiffres provisoires à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a gagné 155,53 points à 12.651,91 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 17,72 points à 2.836,33 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est apprécié de 1,08% (+14,22 points) à 1.329,10 points.
Dans le vert dès l'ouverture, l'indice vedette de Wall Street a gagné subitement en vigueur vers 19H00 GMT, peu après la circulation de rumeurs faisant état d'une action coordonnée des banques centrales à l'issue d'un scrutin risqué pour la zone euro dimanche en Grèce.
Les investisseurs "se préparent aux nouvelles qui vont venir d'Europe ce week-end, avec des rumeurs qui enflent de toutes parts sur des actions coordonnées de la Fed (Réserve fédérale américaine) et des banques centrales, or, reconnaissons-le, on ne peut pas faire plus plaisir au marché!", a noté Mace Blicksilver, stratège du cabinet de gestions d'actifs Marblehead Asset Management.
En effet, des mesures de stimulation de l'économie par les banques centrales se traduisent notamment par des émissions de liquidités sur les marchés financiers, et par un regain d'intérêt pour les actifs plus risqués, comme les actions cotées en Bourse.
Aux Etats-Unis, la publication d'indicateurs mitigés a conforté ces attentes. En effet, si les prix à la consommation ont baissé aux Etats-Unis en mai pour la première fois en deux ans, aidés par une chute des coûts de l'énergie, ce qui était favorablement accueilli par le marché, la hausse surprise début juin des nouvelles inscriptions au chômage confirmait que la conjoncture sur le marché de l'emploi cesse de s'améliorer dans le pays.
Au total, le marché, bien que très volatil, a été "globalement solide aujourd'hui", à l'image de "la Bourse espagnole (qui) ne s'est pas effondrée", a constaté Michael James, de Wedbush Securities.
La note d'endettement de long terme de l'Espagne a pourtant été abaissée de trois crans mercredi soir par l'agence d'évaluation financière Moody's, juste au-dessus de la catégorie "spéculative". Madrid a terminé en hausse de 1,22% après une séance très volatile.
Les valeurs financières ont terminé dans le vert: Bank of America a avancé de 2,13% à 7,66 dollars, Goldman Sachs s'est adjugé 1,19% à 93,82 dollars, suivie de JPMorgan Chase (+1,02% à 34,65 dollars) et de Citigroup (+0,87% à 27,91 dollars).
Le groupe informatique américain Dell a pris 0,53% à 12,34 dollars après avoir annoncé qu'il allait supprimer 2 milliards de dollars de coûts sur trois ans, pour les "réinvestir dans la croissance".
Ses concurrents ont évolué en ordre dispersé: Hewlett-Packard a avancé de 0,51% à 21,59 dollars tandis qu'Apple s'est incliné dans le rouge à -0,11% à 571,53 dollars. Le géant des logiciels Microsoft s'est repris après une ouverture dans le rouge, gagnant 0,72% à 29,34 dollars.
Lanterne rouge du marché, le portail internet AOL a plongé de 5,65% à 25,57 dollars. Tous ses administrateurs ont été réélus lors de l'assemblée générale des actionnaires, où la direction faisait face à la fronde d'un de ses gros actionnaires, le fonds Starboard. Yahoo! a pris 0,16% à 15,36 dollars.
A l'inverse, la société de logiciels professionnels Quest Software s'est envolée de 9,22% à 26,06 dollars. Elle a reçu une offre supérieure à celle du fonds Insight Venture Partners, dont elle avait accepté en mars une proposition la valorisant à 2 milliards de dollars.
La compagnie aérienne américaine US Airways s'est hissée de 4,26% à 12,48 dollars, sa hausse récente en Bourse montrant, selon son PDG Doug Parker, le soutien des milieux financiers à son projet d'acquisition de la concurrente en dépôt de bilan American Airlines.
Le marché obligataire a terminé proche de l'équilibre. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 1,611% contre 1,599% mercredi, et celui à 30 ans baissait à 2,708% contre 2,711%.
AFP




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