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Wall Street finit à son plus bas depuis fin janvier, hantée par la Grèce

ECONOMIE | lundi 14 mai 2012 à 15h40

  • Wall Street a nettement reculé lundi, retrouvant des niveaux plus vus depuis fin janvier, hantée par le blocage politique en Grèce et par le climat de tension prédominant en Europe: le Dow Jones a lâché 0,98% et le Nasdaq 1,06%.

    Selon des chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a cédé 125,25 points à 12.695,35 points, à son plus bas depuis le 31 janvier, et le Nasdaq, à dominante technologique, a reculé de 31,24 points à 2.902,58 points.

    L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 1,11% (-15,04 points) à 1.338,35 points, son niveau le plus bas depuis le 2 février.

    Dès l'ouverture, les principaux indices de Wall Street ont été fortement orientés à la baisse. "L'Europe, le ralentissement de l'économie en Chine, et l'absence de nouvelles aux Etats-Unis aujourd'hui" susceptibles de remonter le moral des courtiers, ont lourdement pesé sur le marché, a noté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

    En Grèce, le chef de l'Etat Carolos Papoulias a abattu lundi soir une dernière carte pour tenter d'éviter au pays de nouvelles élections, en proposant un gouvernement de technocrates et une nouvelle réunion des dirigeants de partis mardi.

    En dépit de ces efforts, la nervosité des marchés à l'égard d'une possible faillite de la Grèce et d'une sortie du pays de la zone euro, est restée palpable sur la place new-yorkaise tout au long de la séance.

    "L'économie grecque n'est pas en soi assez importante pour déstabiliser l'économie mondiale, mais le risque de contagion sur le marché de la dette est assez réel pour que cela mette les marchés financiers sous tension", a souligné Dick Green, du site d'analyse financière Briefing.com.

    Ainsi, la baisse de Wall Street s'est "aussi traduite par une chute technique", a remarqué Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, en référence notamment au S&P 500, qui rassemble les cinq cents premières entreprises américaines. L'indice est passé en-deçà du seuil psychologique de 1.340 points pour la première fois depuis début février, laissant paraître la méfiance profonde des investisseurs.

    Par ailleurs, le faible volume d'échanges a "empiré les choses car il est plus difficile de stabiliser (le marché) en l'absence de nombreux participants", a remarqué Peter Cardillo, ce qui s'est manifesté lundi par une très forte volatilité.

    Le titre de JPMorgan Chase a cédé 3,17% à 35,79 dollars après une chute de près de 10% vendredi suivant la révélation d'une perte de courtage d'au moins 2 milliards de dollars, et à la suite de l'annonce de la démission d'Ina Drew, directrice des investissements.

    Les titres des plus grosses banques américaines ont également enregistré de fortes chutes, comme Morgan Stanley (-4,35% à 14,30 dollars), Citigroup (-4,12% à 28,14 dollars), Goldman Sachs (-2,31% à 99,77 dollars) ou encore Bank of America (-2,65% à 7,35 dollars).

    Le groupe énergétique américain Chesapeake s'est envolé de 4,79% à 15,52 dollars après l'annonce de l'obtention d'une nouvelle ligne de crédits à hauteur de 3 milliards de dollars auprès de Goldman Sachs et de Jefferies Group, des informations de presse faisant par ailleurs état d'une possible prise de participation de l'investisseur activiste Carl Icahn.

    Porté par l'annonce dimanche de la nomination à titre temporaire d'un nouveau directeur général, Ross Levinsohn, qui remplace Scott Thompson à peine cinq mois après son arrivée à la tête de Yahoo!, le titre du groupe internet a pris 2,04% à 15,50 dollars.

    Dans la même veine, le distributeur d'électronique grand public américain Best Buy est monté de 1,45% à 19,56 dollars à la suite de l'annonce lundi du départ de son fondateur et président du conseil d'administration Richard Schulze.

    Le réseau social pour professionnel sur internet LinkedIn s'est apprécié de 3,05% à 110,50 dollars tandis que le géant Apple a abandonné 1,50% à 558,22 dollars.

    L'éditeur américain de jeux en ligne Zynga, qui édite huit des dix jeux les plus populaires sur Facebook, le site communautaire aux plus de 900 millions d'utilisateurs dans le monde qui s'apprête à faire son entrée en Bourse en fin de semaine, a décollé de 6,28% à 7,95 dollars.

    Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,788% contre 1,841% vendredi soir, et celui à 30 ans à 2,949% contre 3,015%.


    AFP
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