Pour le moment, c'est surtout une question symbolique. Certes le produit intérieur brut de la Belgique recule.
On produit moins de richesses dans
notre pays, mais juste un peu moins, explique Luc Coene, gouverneur de la
Banque nationale : "Techniquement, on a une récession quand il y a
une croissance négative pour deux trimestres consécutifs. On a déjà un
trimestre qui était à peine négatif : -0,1% pour le troisième trimestre.
Il n’est pas exclu qu’on observe le même phénomène au quatrième trimestre de
2011, et même au premier trimestre de 2012. Donc techniquement on pourrait
appeler cela une récession. Mais c’est vraiment une très légère récession,
selon les prévisions actuelles".
Pour l'ensemble de 2012 la Banque nationale prévoit une croissance de l'ordre de 0,5%, pour autant évidemment que la conjoncture économique ne continue pas à se dégrader et - les deux sont liés - pour autant que la confiance revienne.
Car c'est le manque de confiance qui explique pourquoi les consommateurs réduisent leurs dépenses et pourquoi les entreprises donnent un coup d'arrêt à leurs investissements, ce qui fait caler la croissance.
Pour inverser cette dynamique, une condition est impérative : régler la crise de la dette souveraine en Europe. On en est loin pour le moment.
Michel Gassée




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