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Sortie de crise: quels sont les scénarios possibles?

ECONOMIE | Mis à jour le jeudi 7 juin 2012 à 14h01

  • Après la Grèce, l'Espagne vacille. On évoque des sorties de la zone euro. Angela Merkel plaide pour une Europe politique renforcée. Au besoin une Europe à deux vitesses: si un Etat ne veut pas suivre, les pays volontaires iraient seuls de l'avant. Rendez-vous au prochain sommet européen fin juin pour voir cela.

    Le sort de la Grèce est suspendu aux résultats des élections législatives convoquées pour le 17 juin et une sortie de la Grèce de l'euro n'est plus un tabou: certains pays européens l'évoquent, d'autres le rejettent.

    Si ces élections ne permettent pas de dégager une majorité claire, ce sera l'incertitude qui renforcerait les spéculations sur une sortie de la  Grèce. Mais une victoire de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) préparerait sans doute aussi un raidissement et pourrait conduire à ce scénario de sortie même si Syriza s'en défend.

    Aucun traité ne prévoit les modalités de sortie de l'union monétaire. Les autres membres de la zone euro ne peuvent exclure la Grèce, il faudra donc qu'elle décide elle-même de quitter zone. A noter que les Européens peuvent la pousser vers la sortie en interrompant le plan de sauvetage. Athènes pouvant alors arguer du non respect des engagements de ses partenaires pour décider unilatéralement de sortir de l'euro.

    Les pertes liées à une sortie de l'euro pour la Grèce comme pour ses partenaires, chiffrées par l'ancien Premier ministre Lucas Papadémos entre 500 et 1000 milliards d'euros - entre 5% et 10% du PIB de la zone euro - poussent Athènes et ses partenaires à trouver une solution.

    La sortie de la Grèce serait un choc et créerait un précédent: si un chaos économique, social ou politique s'ensuit, cela aurait un effet de repoussoir sur les autres pays en difficulté comme l'Espagne et le Portugal. Si au contraire cela se passe bien, et si la Grèce retrouve un équilibre, cela montrerait qu'il existe une voie de sortie raisonnable.

    A noter encore que les traités prévoient les modalités de retrait de l'Union européenne d'un Etat membre, qui peut ensuite demander à adhérer à nouveau.

    Maintien dans l'euro moyennant un assouplissement?

    Les élections du 17 juin pourraient faire émerger un gouvernement de coalition qui renégocierait le plan de sauvetage assoupli. Et donc à côté du scénario de la sortie pure et simple, on aurait le maintien de la Grèce dans la zone, mais en arrêtant de payer sa dette (un défaut sur ses engagement) ou en reportant les échéances.

    Une renégociation par la Grèce de sa dette lui permettrait de retrouver des marges de manoeuvre pour soutenir la croissance et consolider ses banques.

    Les partenaires de la Grèce accepteraient-ils cela, compte tenu du fait que la Grèce n'a guère fait ses preuves quant à sa capacité à tenir les objectifs sur lesquels elles s'était engagée et la question de la soutenabilité de la dette risque de rester posée même après un éventuel assouplissement du plan? La question est posée.

    Sortie par le haut: union politique et eurobonds

    Répondre à la crise par la mutualisation des dettes et par plus d'Europe: voilà d'autres options en lice.

    La France prône la mutualisation du financement des Etats au travers d'euro-obligations, ce qui ne tente guère l'Allemagne.

    La chancelière Angela Merkel plaide elle pour un chantier européen de longue haleine en vue de construire une Europe politique renforcée.

    Dans un entretien télévisé jeudi matin, la chancelière a exposé ses remèdes: "Nous avons besoin de plus d'Europe d'une union budgétaire (...) et nous avons besoin avant tout d'une union politique. Nous devons, pas à pas, abandonner des compétences a l'Europe", a-t-elle déclaré. Mais "nous ne devons pas rester immobiles parce que l'un ou l'autre (pays) ne veut pas encore suivre", a-t-elle ajouté, ouvrant la porte à une Europe à deux vitesses.

    Evoquant le sommet de l'Union européenne les 28 et 29 juin à Bruxelles, elle a toutefois tempéré les attentes, comme à son habitude, soulignant que le salut de l'Europe viendrait de mesures structurelles de longue haleine. Il n'y aura pas "un seul sommet capable de tout régler d'un coup", a-t-elle averti.

    Pressions américaines et britanniques

    Le président américain Barack Obama et le premier ministre britannique David Cameron, attendu à Berlin jeudi, ont demandé "un plan immédiat pour résoudre la crise" de la zone euro, laquelle a aussi fait l'objet d'un entretien mercredi entre M. Obama et le vice-premier ministre chinois chargé de l'économie, Wang Qishan.

    La chancelière est également sous pression de la France qui réclame des mesures rapides en faveur de la croissance, dont la création d'euro-obligations qui permettraient de mutualiser la dette des différents pays et ainsi d'alléger le fardeau des plus fragiles.

    L'Espagne et son secteur bancaire aux abois concentrait toujours l'essentiel des inquiétudes, avec une émission obligataire très scrutée jeudi matin, dont les taux sont ressortis en nette hausse, supérieurs à 6% (6,044%) sur l'échéance-phare à 10 ans, pour un montant de 2,074 milliards d'euros, plus que prévu.

    Le président de la BCE Mario Draghi avait appelé de ses voeux mercredi la "clarification de la vision de l'euro" à cinq ou dix ans lors du prochain sommet, estimant que celle-ci serait à même de ramener la confiance sur les marchés.

    L'Allemagne veut donc soumettre à ses partenaires à cette occasion une proposition pour un programme de travail menant à terme à une union politique, qui pourrait ne concerner qu'un noyau dur de pays si certains Etats sont opposés au processus.

    La dirigeante de la première économie européenne, qui tient les cordons de la bourse en Europe, se place une fois de plus sur le terrain du long-terme, là où beaucoup de ses partenaires attendent des actions concrètes et immédiates, en faveur tout d'abord des banques espagnoles.

    Celles-ci auraient un besoin de financement compris entre 40 et 80 milliards d'euros, selon le journal espagnol ABC jeudi, qui anticipe la publication lundi d'une estimation très attendue du Fonds monétaire international (FMI).

    Madrid s'est donné encore deux semaines pour décider d'une requête d'aide à ses partenaires européens. Le pays est opposé à une aide formelle du FESF, qui serait flanquée de conditions sévères et signifierait un abandon partiel de souveraineté.

    Avec AFP et Reuter

    Derniers commentaires

    • de Wallonous Ce que l'Allemagne n'a pas pu gagner par la force durant les deux guerres mondiales, elle le gagne actuellement par le fric ! Je suis sûr que vous l'aviez compris. En imposant l'austérité aux autres, Merkel élimine ainsi la concurrence européenne, ce qui permet à son pays de produire plus ... et de redevenir le maître du monde ! Il est plus que temps de mettre des limites aux conneries européennes, de revenir à un peu de bon sens et de réglementer tout le système financier actuel. Mais quel est le courageux et téméraire politicien qui va s'y atteler ? Faudra-t-il passer par des révolutions ou des guerres civiles ? L'avenir proche nous le dira. On ne tire malheureusement pas les leçons du passé, car nous sommes revenus à une situation plus ou moins similaire à celle des années 30, durant la « grande dépression » qui a suivi le krach boursier de 1929... tiens, tiens ! En somme, tout n'est qu'un éternel recommencement ! ! !

      07-06-2012 18:16 | Répondre

    • de Joao En finir avec l'utopie européiste et en arrivé à ce que j'appelle la renaissance européenne, un réveil des peuples européens et la redécouverte par chacun de sa propre civilisation, culture, histoire et religion. Bref, un retour à ce que nous sommes réellement, une Europe judéo-chrétienne, gréco-romaine, et un rejet définitif d'un "eurabia made in china sponsorised by coca cola"...

      07-06-2012 17:06 | Répondre

    • de Anonymous J'ajouterais que ce sont les USA qui ont aboli le Glass–Steagall Act qui offrait une protection contre les dérives qui nous ont menées à cette crise. Tout ça sent la manipulation à plein nez. Digne d'une pièce de théâtre qui se terminera très mal pour à peu près 6 milliards de la population mondiale.

      07-06-2012 17:01 | Répondre

    • de Alois SUPREME HYPOCRISIE DES ETATS-UNIS Georges Bernanos a dit : "Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les dictatures d'être cyniques." On voit ici, dans la position américaine une combinaison des deux : hypocrisie et cynisme. Il faut savoir que Wall Street (en particulier 4 hedge funds aidés par JP Morgan) ont délibérément mis la Grèce en faillite dans le seul but de faire un profit monstrueux sur le dos des Grecs en spéculant à la baisse sur les obligations d'état grecs. Et, maintenant, Wall Street envoit son polichinelle, Barack Obama, pour nous enjoindre de trouver une solution à la crise qu'eux-mêmes ont provoqué !.... Quel cynisme odieux et abject ! Le problème de la Grèce est avant tout américain avant d'être grec !!

      07-06-2012 16:41 | Répondre

    • de Michel .... Y en a marre de l'Europe, l'article stipule la Grece, l'Espagne, le Portugal et les pays de l'est qui bouffe les aides actuellement on en parle JAMAIS ! Que l'on arrete la mascarde, comme le dit Anonymous aussi, nous n'avons jamais dit oui à l'Europe, nous n'avons même pas donné notre avis dans notre belle démocratie Belge??? que les guignoles qui sont à Bruxelles, Strasbourg, etc... restent chez eux, que cette Europequi a été faite pour les riches et les capitalistes s'arrêtes, les Belges en Belgique, les Français en France, les allemands en Allemagne, etc.... Il n'y avait pas besoin de créer cette Europe qui ne marche pas. Je dis que : "Quand quelque chose ne fonctionne pas, il vaut mieux le stopper" et depuis la création de cette Europe, celle-ci nous apporte plus de soucis que de solution !!!!

      07-06-2012 16:03 | Répondre

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    • de Wallonous Ce que l'Allemagne n'a pas pu gagner par la force durant les deux guerres mondiales, elle le gagne actuellement par le fric ! Je suis sûr que vous l'aviez compris. En imposant l'austérité aux autres, Merkel élimine ainsi la concurrence européenne, ce qui permet à son pays de produire plus ... et de redevenir le maître du monde ! Il est plus que temps de mettre des limites aux conneries européennes, de revenir à un peu de bon sens et de réglementer tout le système financier actuel. Mais quel est le courageux et téméraire politicien qui va s'y atteler ? Faudra-t-il passer par des révolutions ou des guerres civiles ? L'avenir proche nous le dira. On ne tire malheureusement pas les leçons du passé, car nous sommes revenus à une situation plus ou moins similaire à celle des années 30, durant la « grande dépression » qui a suivi le krach boursier de 1929... tiens, tiens ! En somme, tout n'est qu'un éternel recommencement ! ! !

      07-06-2012 18:16 | Répondre

    • de Joao En finir avec l'utopie européiste et en arrivé à ce que j'appelle la renaissance européenne, un réveil des peuples européens et la redécouverte par chacun de sa propre civilisation, culture, histoire et religion. Bref, un retour à ce que nous sommes réellement, une Europe judéo-chrétienne, gréco-romaine, et un rejet définitif d'un "eurabia made in china sponsorised by coca cola"...

      07-06-2012 17:06 | Répondre

    • de Anonymous J'ajouterais que ce sont les USA qui ont aboli le Glass–Steagall Act qui offrait une protection contre les dérives qui nous ont menées à cette crise. Tout ça sent la manipulation à plein nez. Digne d'une pièce de théâtre qui se terminera très mal pour à peu près 6 milliards de la population mondiale.

      07-06-2012 17:01 | Répondre

    • de Alois SUPREME HYPOCRISIE DES ETATS-UNIS Georges Bernanos a dit : "Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les dictatures d'être cyniques." On voit ici, dans la position américaine une combinaison des deux : hypocrisie et cynisme. Il faut savoir que Wall Street (en particulier 4 hedge funds aidés par JP Morgan) ont délibérément mis la Grèce en faillite dans le seul but de faire un profit monstrueux sur le dos des Grecs en spéculant à la baisse sur les obligations d'état grecs. Et, maintenant, Wall Street envoit son polichinelle, Barack Obama, pour nous enjoindre de trouver une solution à la crise qu'eux-mêmes ont provoqué !.... Quel cynisme odieux et abject ! Le problème de la Grèce est avant tout américain avant d'être grec !!

      07-06-2012 16:41 | Répondre

    • de Michel .... Y en a marre de l'Europe, l'article stipule la Grece, l'Espagne, le Portugal et les pays de l'est qui bouffe les aides actuellement on en parle JAMAIS ! Que l'on arrete la mascarde, comme le dit Anonymous aussi, nous n'avons jamais dit oui à l'Europe, nous n'avons même pas donné notre avis dans notre belle démocratie Belge??? que les guignoles qui sont à Bruxelles, Strasbourg, etc... restent chez eux, que cette Europequi a été faite pour les riches et les capitalistes s'arrêtes, les Belges en Belgique, les Français en France, les allemands en Allemagne, etc.... Il n'y avait pas besoin de créer cette Europe qui ne marche pas. Je dis que : "Quand quelque chose ne fonctionne pas, il vaut mieux le stopper" et depuis la création de cette Europe, celle-ci nous apporte plus de soucis que de solution !!!!

      07-06-2012 16:03 | Répondre

    • de Anonymous La toute première chose à faire pour sortir de crise, c'est de rétablir la démocratie, c'est à dire sortir de l'Europe et de sa dictature financière. Ces gens qui veulent nous donner des ordres, sinon des conseils, ont juste le droit de se taire, car ils n'ont aucun pouvoir sur nous. Nous ne les avons jamais élus, nous ne les connaissons pas, nous ne les voulons pas ; nous nous sortirons mieux d'affaire sans eux qu'avec eux. Les gros malins de Bruxelles, hors de la Belgique ! Allez vous occuper de vos cafetières à Berlin, chez l'Impératrice du Saint-Empire germanique !

      07-06-2012 15:08 | Répondre

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