Scandale du Libor: le patron de Barclays veut faire le ménage

Le patron de la banque britannique Barclays Antony Jenkins à New York, le 23 septembre 2012
Le patron de la banque britannique Barclays Antony Jenkins à New York, le 23 septembre 2012 - © Stephen Chernin
AFP

Le patron de la banque britannique Barclays Antony Jenkins, nommé l'an dernier à la suite du scandale du Libor qui a coûté sa place à son prédécesseur Bob Diamond, a demandé jeudi à ses employés de se comporter de manière éthique ou bien de quitter l'entreprise.

"Nous ne devons plus jamais nous trouver en position de récompenser des gens pour faire gagner de l'argent à la banque d'une manière qui n'est pas éthique ou compatible avec nos valeurs", écrit le directeur général dans une lettre aux 140 000 employés du groupe, dont l'AFP a obtenu copie.

"Certains pourraient ne pas pleinement adhérer à une approche qui lie si étroitement la performance à la défense de nos valeurs. Le message que je leur adresse est simple: Barclays n'est pas le bon endroit pour vous", poursuit-il.

"Les règles ont changé. Vous ne vous sentirez pas à l'aise chez Barclays et, pour être honnête, nous ne nous sentirons pas à l'aise avec vous comme collègues", ajoute M. Jenkins, avant la présentation de son plan stratégique et des résultats annuels de l'entreprise le 12 février.

Le dirigeant a été nommé fin août avec la lourde tâche de redresser l'image de la banque après le scandale du Libor.

Cette affaire, qui a depuis rattrapé d'autres établissements, avait éclaté fin juin, lorsque Barclays avait révélé qu'elle allait payer 290 millions de livres pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur la manipulation des taux interbancaires britannique Libor et européen Euribor entre 2005 et 2009.

Barclays fait aussi face à deux autres enquêtes aux Etats-Unis concernant une possible infraction à la loi sur la corruption de responsables étrangers et est touchée par le scandale des ventes forcées d'assurance-crédit PPI, comme ses concurrentes britanniques.

"En vingt ans, le secteur bancaire est devenu trop agressif, trop concentré sur le court terme, trop déconnecté des besoins de nos clients et de la société. Barclays n'a pas été à l'abri de ces erreurs", a reconnu M. Jenkins.

AFP


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