"Toute cette histoire va coûter aux Pays-Bas leur triple A", assure Arnold Heertje, ancien professeur d'économie politique à l'université d'Amsterdam : "les taux d'intérêt sur le marché obligataire vont augmenter".
"Les marchés vont devenir très nerveux", prédit de son côté Sylvester Eijffinger, professeur d'économie à l'université de Tilburg (sud), cité par l'agence de presse néerlandaise ANP : "nous suivons les pas de la France et l'Autriche".
Les Pays-Bas font partie, avec l'Allemagne, la Finlande et le Luxembourg, des quatre pays de la zone euro bénéficiant de la note maximale de leur dette souveraine auprès des trois agences de notation, Standard & Poor's, Fitch et Moody's.
La France et l'Autriche bénéficiaient jusqu'il y a peu des mêmes notations, mais avaient perdu le 13 janvier leur triple A auprès de l'agence Standard & Poor's.
Des négociations entre la coalition minoritaire de centre droit au pouvoir aux Pays-Bas et son allié à la chambre basse du parlement, le parti d'extrême droite PVV, ont échoué après le départ samedi du chef de file du PVV Geert Wilders de la table des négociations.
Belga




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