A 09H00 GMT, l'indice Ibex-35 grimpait de 3,12% à 6.463,3 points, avec notamment Santander qui prenait 3,23% à 4,731 euros et BBVA qui gagnait 3,40% à 5,048 euros.
La prime de risque (surcoût que paie l'Espagne pour emprunter, par rapport à l'Allemagne) repassait sous la barre symbolique des 500 points, pour la première fois depuis une dizaine de jours.
D'autres grands groupes espagnols profitaient aussi de l'embellie boursière: Sacyr (BTP) s'envolait de 6,94% à 1,588 euro, Inditex (textile) bondissait de 2,91% à 67,23 euros et Iberdrola (énergie) avançait de 3,99% à 3,309 euros.
Optimisme avant une réunion de la BCE
Une détente qui s'inscrit dans un climat général d'optimisme sur les Bourses européennes, qui ont toutes ouvert en hausse mercredi matin, portées par l'espoir d'un geste de la Banque centrale européenne (BCE), dont le conseil des gouverneurs se réunit dans la journée.
Les marchés espèrent ainsi une nouvelle baisse des taux directeurs pour faire face aux soubresauts de la crise de la dette en zone euro.
L'Espagne, une des grandes sources d'inquiétudes pour les investisseurs, a d'ailleurs lancé mardi un appel à l'aide à l'Europe, lui demandant de la "soutenir" via un mécanisme pour recapitaliser ses banques, alors que la tension actuelle lui ferme l'accès aux marchés financiers et la place "dans une situation d'extrême difficulté".
Exigences de la Commission
La commission européenne exigera des banques espagnoles un nouvel effort extraordinaire de provisions, le troisième cette année, en échange d'une aide directe décernée au secteur financier qui souffre de son exposition à l'immobilier, selon le quotidien Cinco Dias.
Le nouvel effort exigé par Bruxelles porterait notamment sur les prêts immobiliers aux particuliers considérés comme les plus sûrs, qui devraient être couverts à 3% en moyenne, selon le journal qui cite "diverses sources financières".
Le nouveau tour de vis viserait également les crédits aux entreprises, avec un niveau de provisions d'environ 12% et enfin le crédit à la consommation, qui devrait être couvert à 20%.
Il irait ainsi bien au-delà des crédits immobiliers dits problématiques, car à la valeur incertaine (stock d'immeubles, terrains saisis...).
Fragilisées par leur exposition à la bulle immobilière, qui a éclaté en 2008, les banques espagnoles accumulaient dans leurs bilans pour 184 milliards d'euros de ces actifs problématiques fin 2011, soit 60% de leur portefeuille.
Les nouvelles exigences de provisions seraient calquées sur l'effort entrepris par Bankia, la troisième banque du pays par les actifs, récemment nationalisée.
Belga




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