"Au total, l'Etat injectera plus de 6,6 milliards d'euros dans ces banques", dont 5 milliards d'euros à partir de l'enveloppe de 12 milliards prévue pour la recapitalisation des banques dans le cadre du plan d'aide de 78 milliards accordé au Portugal par l'UE et le FMI, a indiqué le ministère dans un communiqué.
Cette aide publique permettra à ces banques "d'atteindre et même de dépasser les exigeants objectifs de capital imposés par l'Autorité bancaire européenne (EBA)" d'ici à la fin juin, a-t-il précisé.
Cette opération prévoit une augmentation du capital de la Caixa general de depositos (CGD), première institution financière du Portugal, pour un montant de 1,65 milliard d'euros. Dans un budget rectificatif adopté en avril, le gouvernement portugais prévoyait d'injecter jusqu'à un milliard d'euros.
En tant qu'institution publique, la CGD n'était pas autorisée à recourir aux fonds du plan d'aide au Portugal, obtenu en mai 2011 en échange d'un vaste programme de rigueur et de réformes sur trois ans.
Le gouvernement s'est en outre engagé à injecter 3,5 milliards d'euros dans la BCP, première banque privée du pays, et 1,5 milliard dans BPI, quatrième du secteur, sous la forme d'obligations convertibles.
La troïka satisfaite de son élève portugais
"D'après l'évaluation des institutions internationales, nous respectons notre programme de redressement", a déclaré le ministre des Finances Vitor Gaspar, précisant que la mission de la Troïka UE-BCE-FMI "recommandera le versement de la cinquième tranche de financement du programme, d'un montant de 4,1 milliards d'euros".
"Après cette tranche, nous aurons reçu environ 75% des ressources financières totales prévues par le programme" d'un montant total de 78 milliards, obtenu en échange d'un vaste programme de rigueur et de réformes sur trois ans, a-t-il expliqué.
"En dépit de l'aggravation des conditions externes, les objectifs du programme ont été atteints", a souligné M. Gaspar, ajoutant que son gouvernement devrait parvenir à ramener son déficit public à 4,5% du PIB cette année, comme prévu et sans mesures d'austérité supplémentaires.
Les mesures déjà adoptées ont plongé le Portugal dans la récession et le gouvernement table désormais sur un recul du PIB de 3% cette année, puis sur une une relance de 0,2% l'an prochain, contre une prévision de -3,3% en 2012 et +0,3% lors de la précédente évaluation de la Troïka.
Après avoir revu la semaine dernière ses prévisions pour le taux de chômage en nette hausse, à 15,5% en 2012 et 16% en 2013, M. Gaspar a estimé lundi qu'il s'agissait d'"une des inquiétudes les plus saillantes au Portugal".
Belga




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