La troïka ne croit plus la Grèce capable d'atteindre ses objectifs

Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras (d) et le gouverneur de la Banque de Grèce, George Provopoulos, le 15 septembre 2012 à Chypre
Le ministre grec des Finances Yannis Stournaras (d) et le gouverneur de la Banque de Grèce, George Provopoulos, le 15 septembre 2012 à Chypre - Yiannis Kourtoglou
AFP

Les créanciers de la Grèce estiment que les objectifs fixés à Athènes, notamment en matière de réduction de son endettement, sont désormais hors de portée, affirme le quotidien allemand Handelsblatt dans son édition de lundi.

"Jusqu'à maintenant, les créanciers partaient du principe que la Grèce aurait retrouvé un niveau soutenable d'endettement d'ici 2020. Ce but n'est plus atteignable", écrit le journal, citant des sources proches de la "troïka" (Union européenne, FMI et BCE).

Les conditions fixées au deuxième plan d'aide à la Grèce (130 milliards d'euros de crédits, auxquels s'ajoutaient 70 milliards d'abandon de créances pas les créanciers privés) sont de ce fait caduques, ajoute le journal.

Ce plan prévoyait que le taux d'endettement de la Grèce baisse à 120,5% du PIB au plus tard en 2020, ce qui était considéré comme un taux soutenable pour un pays européen, contre plus de 161% attendu fin 2012.

Mais atteindre ce taux n'était possible que si Athènes affichait un excédent primaire (hors remboursement de la dette) de 4,5% du PIB dès 2014. Selon les sources du journal allemand, ce ne sera pas le cas avant 2016.

La Grèce négocie actuellement avec la zone euro un délai pour mettre en œuvre ses réformes et atteindre ses objectifs. Plusieurs ministres des Finances de la zone euro, réunis en fin de semaine à Chypre, ont donné des raisons d'espérer à Athènes. Les pays les plus réticents, comme l'Allemagne, craignent surtout qu'accorder un délai à Athènes signifie délier une nouvelle fois les cordons de la bourse.

AFP


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