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Trouver acquéreur pour la phase à chaud d'Arcelor à Liège: un défi

ECONOMIE | vendredi 14 octobre 2011 à 8h45

  • Beaucoup de question se posent autour de l'avenir du site liégeois d'ArcelorMittal. Par exemple, la phase à chaud pourrait-elle avoir un avenir en-dehors du groupe? La reprise de l'activité par un tiers est-elle envisageable?

    C'est bien sûr l'ultime espoir des syndicats mais il faudra s'accrocher pour y arriver, cela relève d'un défi. Pourquoi? Parce qu'il faut d'abord que Mittal, qui est propriétaire des lieux, accepte de vendre cette phase à chaud qu'il condamne. Et ce n'est pas dans la politique du groupe (ni dans celle d'aucun sidérurgiste d'ailleurs) de favoriser l'arrivée d'un concurrent sur ses terres. Bien sûr la région wallonne peut arriver à lui faire entendre raison mais il faut alors trouver un repreneur, et ils ne sont pas légion dans cette période de faible conjoncture où la sidérurgie est surcapacitaire. Duferco recherche depuis des mois un repreneur pour son haut-fourneau de Carsid à Charleroi. Ce n'est pas une sinécure. Il vient certes d'avoir des marques d'intérêt, mais on est encore loin du compte. A quoi il faut ajouter des contraintes technico-industrielles propres au site liégeois: si Mittal ferme les hauts-fourneaux, l'aciérie et la coulée continue, il conserve la cokerie en amont et le laminoir à chaud en aval. Le repreneur ne disposerait donc que d'une partie de la phase à chaud, ce qui complique immanquablement la transaction. On le voit, les chances d'une reprise sont minces.

    Françoise Gilain

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