"Je ne l'attends sincèrement pas et je ne le crois pas", a répondu M. Almunia, interrogé par la télévision catalane TV3 sur l'éventualité d'un plan de sauvetage de l'économie espagnole.
"Les portes des marchés lui sont ouvertes et je suis convaincu qu'elle vont le rester", a-t-il affirmé, reconnaissant toutefois que l'Espagne devait payer "un prix élevé" pour se financer.
Après s'être nettement détendu lundi en début de séance, bénéficiant d'un bref répit après la victoire de la droite pro-euro en Grèce, le taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne a inversé la tendance pour dépasser les 7% et afficher un nouveau record, signe que les craintes sur la zone euro ont repris le dessus. La prime de risque, soit le surcoût que doit payer l'Espagne par rapport à l'Allemagne pour se financer, a même atteint un nouveau record historique à 570 points de base.
"Il est vrai" que l'Espagne "paye un taux d'intérêt pour sa dette plus élevé que nous le voudrions tous", a reconnu lundi M. Almunia avant même ce regain de tension.
"Mais il y a une demande suffisante à chaque" émission obligataire, a-t-il poursuivi, concluant que l'on ne pouvait pas dire que l'Espagne "a des problèmes de financement".
Le Trésor espagnol a prévu deux émissions obligataires cette semaine, mardi et jeudi, attendues comme de véritables tests par les marchés.
AFP




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