Les pertes pourraient atteindre ce montant en cas d'événement tel qu'une "crise de la zone euro ou de gel du crédit", a-t-il indiqué vendredi, ajoutant que le portefeuille de produits dérivés en cause avait été très fortement réduit.
Ces pertes sont survenues dans le CIO ou "chief investment office", l'unité de courtage en propre du groupe, à l'origine de ces pertes monumentales de courtage sur les dérivés.
"L'équipe de gestion du risque du CIO n'a pas eu une performance adéquate" et n'a notamment pas "confronté suffisamment l'équipe" des traders, a-t-il déclaré au cours d'une conférence avec les analystes.
Tous les dirigeants du CIO travaillant depuis Londres et ayant eu des responsabilités dans le portefeuille de crédit "ont été écartés de l'entreprise", a indiqué par ailleurs la banque dans un communiqué sur les pertes de courtage.
"Ils ne recevront pas d'indemnité de rupture" de contrat ni de "prime de performance 2012" et la banque veut récupérer une partie des rémunérations qu'elle leur a déjà versées pour un montant qui pourrait aller jusqu'à "deux ans de rémunération totale pour chaque individus", y compris en actions et en stock options, précise JPMorgan.
"Pour tous les autres individus" impliqués dans l'affaire, "les primes de performance 2012 et les éventuelles restitutions de rémunération seront déterminées si nécessaire en temps voulu", ajoute le document.
Une nouvelle équipe de direction a été mise en place pour le CIO et de nouvelles procédures instituées au sein de l'entreprise.
Ces pertes "ont secoué notre entreprise dans ses fondations", "nous nous sommes tiré nous-mêmes une balle dans le pied", a admis M. Dimon.
AFP




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