Après une semaine de grève, le personnel de la société chimique la Floridienne d'Ath a repris lundi le travail à 05h00 du matin. Cet arrêt de travail spontané faisait suite à la mise à la prépension d'un membre de la direction et au licenciement de trois autres cadres. La conjoncture économique n'étant pas favorable, les 150 travailleurs, dont un tiers d'employés, craignaient d'être touchés par une vague de licenciements. Les négociations entre les syndicats (CSC, CNE, FGTB et SETca) ont repris lundi matin à 08h30 lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire et se sont poursuivies jusqu'à 20h30. Au terme des discussions, la direction de l'entreprise et les représentants du personnel sont arrivés à un accord. "Toutes les parties ont convenu d'intensifier la communication, en particulier en temps de crise", ont déclaré les intervenants dans un communiqué. "Le personnel avait peur que la direction procède à des licenciements par saucissonnage d'autant que l'on a enregistré des pertes durant la première partie de cette année 2012. La direction s'est engagée à ne pas licencier d'ouvriers. On ne peut cependant pas préjuger de l'avenir. Nous n'avons aucune garantie si la situation se dégrade", précise à ce sujet Xavier Tanghe, secrétaire permanent de la FGTB. La direction s'est engagée à favoriser le reclassement et la formation internes, tout en donnant des garanties sur l'emploi. Cela concerne la vingtaine d'ouvriers de la section "plomb" qui disparaîtra d'ici la fin de cette année. Les syndicats se sont engagés à soutenir la direction dans sa volonté de développement du site d'Ath, tout en privilégiant la concertation. "On parle notamment du projet 'Saphir'. Il s'agit de la production de composants entrant dans la fabrication de certains matériaux, des composants retardateurs de flammes ou de fumées toxiques", explique M. Tanghe. (COR 816)
Belga
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