Ont participé à cette réunion de près de cinq heures, outre Mario Monti, le PDG du groupe Sergio Marchionne, son président John Elkann, ainsi que les ministres des Affaires sociales Elsa Fornero et du Développement économique Corrado Passera.
Sergio Marchionne était devenu cette semaine la bête noire de la péninsule pour avoir suggéré que les activités de Fiat en Italie, où le groupe est le premier employeur privé, pourraient être restructurées.
"Fiat a l'intention de réorienter son modèle de business en Italie dans une logique privilégiant l'exportation, en particulier hors de l'Europe", indique le communiqué, qui rappelle que Fiat a investi 5 milliards d'euros dans la péninsule au cours des trois dernières années.
"Le groupe a en outre manifesté sa pleine disponibilité à valoriser les compétences et les capacités professionnelles particulières de ses structures italiennes, par exemple en matière de recherche et d'innovation", poursuit-il.
"Fiat a en outre confirmé la stratégie de l'entreprise d'investir en Italie, au moment opportun, dans le développement de nouveaux produits pour profiter pleinement de la reprise du marché européen", précise-t-il.
Enfin, "le gouvernement et Fiat ont convenu de s'engager à conduire dans les prochaines semaines un travail conjoint utile pour déterminer les conditions requises pour le renforcement de la compétitivité de l'entreprise".
Selon des sources gouvernementales anonymes citées par l'agence italienne Ansa, Fiat "n'a pas demandé d'argent au gouvernement".
De son côté, "le gouvernement a apprécié l'engagement pris (par Fiat) au cours de la réunion de faire partie activement de l'effort actuel du pays pour traverser cette difficile phase économique et financière", affirme le communiqué.
Ce communiqué conjoint est destiné à rassurer après que le constructeur, en difficulté sur le marché européen, eut confirmé le 13 septembre l'abandon de son concept stratégique de "Fabbrica Italia" ("l'usine Italie"), sans dire immédiatement par quoi il entendait le remplacer.
Présenté en avril 2010, ce plan prévoyait 20 milliards d'euros d'investissements et la production de 1,4 million de véhicules en Italie en 2014. Des ambitions torpillées par la crise économique qui a fait plonger cet été les ventes de voitures en Italie à leur niveau d'il y a 40 ans, a argumenté le groupe.
AFP




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