Vers 09H15, Paris bondissait de 2,52%, Francfort de 2,35%, Londres de 1,43%, Milan de 3,20% et Madrid de 3,71%. A Bruxelles, le BEL 20 prenait près de 1,5%.
Cette avancée politique inattendue a par ailleurs permis à la Bourse de Tokyo de finir sur une nette hausse de 1,50%.
Jeudi, les marchés avaient oscillé entre inquiétude et doute concernant l'issue de ce nouveau sommet crucial pour l'avenir de la zone euro en raison de la persistance des divergences entre les pays sur les moyens de juguler la crise de la dette.
"Du fait qu'il y avait peu d'attentes sur le sommet de l'Union européenne, cette annonce a créé la surprise", a indiqué à Dow Jones Newswires Masafumi Yamamoto, chef stratégiste des changes de Barclays Capital à Tokyo.
Les responsables de la zone euro se sont mis d'accord sur la mise en place d'ici la fin de l'année d'un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, par l'intermédiaire du Fonds de secours de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES).
Il s'agissait d'une demande forte de l'Italie et surtout de l'Espagne, qui cherchait à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n'alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable.
"Tous les yeux sont tournés vers le marché obligataire" où les taux d'emprunt de l'Espagne et de l'Italie se sont récemment envolés à des niveaux jugés insoutenables sur la durée, a rappelé Chris Weston d'IG Markets.
Comme espéré par Madrid et Rome, leurs taux d'emprunt à long terme se détendaient très nettement vendredi matin: le rendement espagnol reculait à 6,466%, contre 6,896% jeudi soir, et l'italien s'établissait à 5,865%, contre 6,182%.
Enfin, sur le marché des changes, la monnaie unique européenne bénéficiait également de cette avancée inattendue en zone euro et valait vers 09H15 1,2586 dollar contre 1,2442 dollar jeudi soir.
Belga




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