Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, n'a pas fini de faire le ménage. Il vient d'annoncer la fermeture de 5 usines de sa filiale Iveco, la branche dédiée aux véhicules utilitaires, aux bus et aux camions. Le site de Chambéry en France est visé, de même que des unités allemandes et autrichiennes. Plus de 100 emplois seront perdus. Fiat avait déjà fermé 2 usines d'autobus mais elle continue à trancher dans le vif tant les chiffres de ventes sont mauvais. Et elle n'est pas la seule. Son voisin français Psa Peugeot Citroën, s'apprête à couper encore dans ses effectifs, voire même à fermer son usine d'Aulnay-Sous-Bois: il a dû réduire les cadences pour s'adapter à la chute de la demande, il est étranglé par ses coûts fixes et il a dû conclure une alliance avec General Motors pour tenter de ressortir la tête hors de l'eau. Le gouvernement français l'a sommé de préciser ses intentions industrielles en France, il n'a pas envie d'affronter une fermeture d'usine 2 mois après la présidentielle. Si on ajoute à cela qu'Opel reste toujours sur la corde raide, deux ans après son sauvetage, on comprend que l'automobile européenne est dans une mauvaise passe. Il n'y a que les véhicules haut de gamme qui tirent leur épingle du jeu, notamment parce qu'ils se produisent et se vendent de plus en plus à l'international. C'est le sort de l'industrie européenne qui est en jeu.
Françoise Gilain




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