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Economie en crise: va-t-on droit dans le mur?

ECONOMIE | Mis à jour le mercredi 19 septembre 2012 à 17h13

  • La crise est-elle passée? Non, si l'on en croit Nouriel Roubini, pour qui le pire est à venir. Malgré les promesses des banques centrales de soutenir l'économie, le célèbre économiste avertit: "On joue avec le feu!" En 2006, il était passé pour un Cassandre en annonçant la crise immobilière aux Etats-Unis. Aujourd'hui, il prédit la suite de la tempête pour l'an prochain.

    "Dr. Doom" (Docteur Catastrophe) conclut son opinion publiée entre autres par nos confrères de L'Echo ainsi: "Les problèmes s'aggravent et les principaux pays émergents comme les pays avancés foncent droit dans le mur".

    Un autre économiste, Daniel Cohen, n'est guère plus rassurant: "La tempête menace après 3-4 ans de pause", écrit-il dans La Libre.

    Quels sont donc les éléments avancés par Nouriel Roubini pour justifier ce pessimisme alors qu'on espère que l'euro est enfin sauvé et que la bourse repart à la hausse?

    L'instabilité tout d'abord. Elle engendre l'inquiétude chez les investisseurs qui reculent devant les risques.

    Le fait que l'euro n'est que provisoirement sauvé, ensuite, comme le souligne aussi Daniel Cohen: "On a enfin trouvé une sortie institutionnelle. Mais la dynamique de la crise est telle qu’on n’est pas sûr que ça suffira à rétropédaler. La grande hypothèque de 2013 est budgétaire et va contraindre tous les Etats à effectuer une purge. La croissance sera faible voire négative".

    La récession est toujours là, le crédit rationné et l'union économique, budgétaire et bancaire plus éloignée que jamais, analyse pour sa part Nouriel Roubini.

    En outre, il imagine une sortie de la Grèce de l'euro l'an prochain, une suite de la dépression pour l'Italie et l'Espagne et in fine l'éclatement de l'Union européenne comme marché unique.

    Et il n'est guère plus optimiste pour les Etats-Unis, ni même pour la Chine ou les autres pays émergents. Ajouter à cela les tensions géopolitiques, avec à la clé une guerre Iran-Israël et une flambée de prix du pétrole: voilà le tableau on ne peut plus noir brossé par l'économiste pour qui "c'est l'inefficacité des gouvernements et leur manque de leadership qui constituent la racine du problème. Dans les démocraties, des élections à répétition conduisent à des choix politiques à court terme. Dans les autocraties comme la Chine ou la Russie, les dirigeants résistent aux réformes radicales".

    En conclusion Nouriel Roubini n'a que ce conseil "pour éviter la catastrophe, les responsables politiques doivent faire preuve de leadership et de vision".

    RTBF

     

     

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