Des dizaines de milliers d'emplois à la trappe en quelques mois

Encore un coup dur pour l'emploi, cette fois chez Caterpillar
Encore un coup dur pour l'emploi, cette fois chez Caterpillar - © BELGA PHOTO NICOLAS LAMBERT
Rédaction RTBF

Caterpillar, Ford Genk et Arcelor-Mittal… La crise qui ébranle le secteur industriel est sévère. En quelques mois, des milliers d’emplois sont passé à la trappe, dans de grandes usines et chez leurs sous-traitants.

16 000 emplois perdus en cinq mois, selon un décompte du Soir. Estimation minimaliste. Seule les principales restructurations sont prises en compte.

Cela commence le 24 octobre à Ford Genk. La direction annonce la fermeture de l’usine qui emploie 4300 personnes. Avec les sous traitants, on parle de quelque 10 000 disparitions d’emploi.

Le lendemain, c’est chez Duferco et MNLK qu’on apprend la disparition de la moitié des effectifs. Encore 600 emplois en moins. A Liège, Mittal signe la fin de sidérurgie. Après le chaud, le froid. Ca fait encore 1300 emplois. L’hémorragie continue.

Et ce jeudi, c’est Caterpilar qui alourdit le bilan. 1400 emplois à la trappe.

Alain Finet, professeur à l'Université de Mons, analyse: "Ford Genk, Arcelor Mittal à Liège et Caterpillar à Gosselies, ce sont des multinationales donc qui ont des sites de production disséminés partout dans le monde. La conjoncture actuelle n'est pas très bonne, c'est le moins que l'on puisse dire et donc les variables de réajustement pour améliorer les performances de ces entreprises, une des variables, c'est la réduction de la masse salariale et donc du personnel. C'est l'Europe qui semble écoper, à tout le moins les zones où les charges d'exploitation, où les masses salariales sont les plus importantes. L'impact de la masse salariale est beaucoup moins important en Espagne, au Portugal, en Grèce qu'en Belgique ou en France".

Il faut repenser la politique industrielle, disait jeudi le ministre Jean-Claude Marcourt. Alain Finet préconise lui d'investir dans des productions à haute valeur ajoutée. Des produits spécifiques, développés par de petites entreprises, plutôt que de miser sur l’industrie traditionnelle et sa stratégie des gros volumes.

Robin Cornet


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