Pierre Moscovici a souligné que la zone euro doit traduire "vite" en actes les décisions prises fin juin, notamment la supervision bancaire intégrée afin d'ouvrir la voie à la recapitalisation directe des banques espagnoles.
"Il est très important que nous donnions des signaux tangibles que ce que nous avons dit au Conseil européen" des 28 et 29 juin "sera vraiment traduit en actes. Je n'ai pas de doutes là-dessus", a affirmé Pierre Moscovici à la presse lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.
"Ce qu'attendent les marchés et tous les acteurs économiques et politiques c'est que derrière ce Conseil européen, on traduise cela en actes", a-t-il ajouté.
"Commencer dès demain"
Selon Pierre Moscovici, qui s'est entretenu dans la matinée à Aix avec le président du Conseil italien Mario Monti, "il faut commencer dès demain" (lundi), lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.
"L'Eurogroupe demain va commencer et il y en aura encore un autre durant le mois de juillet, le 20 juillet je crois", a-t-il annoncé. L'hypothèse de cette nouvelle réunion ministérielle avait été évoquée de manière officieuse, mais pas encore annoncée officiellement.
Les ministres doivent d'abord mettre au point le plan d'aide aux banques espagnoles, mais "il faut aussi aller plus loin", a estimé Pierre Moscovici.
Il a notamment jugé qu'il fallait "aller vite", sur la supervision bancaire intégrée au niveau de la zone euro, car il s'agit d'un préalable à la recapitalisation directe des banques en difficulté par les fonds de secours européens. Interrogé sur la possibilité de réaliser ces avancées d'ici la fin de l'année, il s'est borné à répéter: "il faut aller vite".
M. Moscovici a aussi déclaré que la France voulait voir le mandat du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la présidence de l'Eurogroupe prolongé "pendant quelque temps", afin de "préparer une solution" plus "durable".
AFP




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