Comptes offshore: 500 diamantaires se voient proposer une amnistie fiscale

500 diamantaires ont été dénoncés, suite à leur détention de comptes offshore en Suisse
500 diamantaires ont été dénoncés, suite à leur détention de comptes offshore en Suisse - © SOTHEBY'S
Rédaction RTBF

500 diamantaires ont été dénoncés. Ils avaient des comptes en Suisse, à la banque HSBC. Ils ont reçu une ultime proposition pour régulariser les sommes d'argent. S'ils acceptent cela peut représenter plus de 300 millions d'Euros pour le Trésor.

 

L'Inspection spéciale des impôts demande à ces  500 diamantaires de régulariser leur argent noir. L'Etat estime à 300 millions d'euros le montant que le Trésor pourrait ainsi récupérer.

L'avocat des diamantaires, Me Thierry Afschrift, précise que tous les diamantaires ne sont pas sur le même pied d'égalité, certains pourraient se permettre d'accepter la proposition de l'Etat, d'autres pas : "Ce n'est pas parce qu'il s'agit de diamants qu'on est riche, donc il y a des gens pour qui la transaction qui a été proposée représente une somme considérable par rapport à leur état de fortune."

Lors de la première proposition faite par l'Etat, il était question de 80% du montant total de l'avoir sur les comptes secrets. Dans le cadre d'un nouveau cycle d'amnistie fiscale, la ponction s'élèverait maintenant à 35%.

Me Thierry Afschrift déclare à ce propos : "Je crois que certaines personnes préfèrent conclure un accord même si les affirmations de l'administration sont injustifiées, simplement parce que la tranquillité a un prix."

L'avocat conseille pourtant à ses clients de ne pas accepter la transaction. Cela équivaudrait selon lui à reconnaître la fraude, d'autant que ces diamantaires ont été confondus par des listes volées.

John Crombez, le Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude fiscale, est quant à lui tout à fait catégorique : "La seule chose qui est importante, c'est ce qu'ils paient, leurs taxes plus une amende."

L'avocat des diamantaires conclut cependant que l'administration fiscale n'a pas la preuve que ces documents volés sont corrects et vrais.

Françoise Baré


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