Belfius va supprimer 920 postes et engager 250 jeunes d'ici à 2016

Belfius entend supprimer 920 emplois d'ici à 2016
Belfius entend supprimer 920 emplois d'ici à 2016 - © Belga
Rédaction RTBF

La direction de Belfius a annoncé que 920 équivalents temps plein (etp) seraient supprimés d’ici à 2016. Une annonce faite en conseil d’entreprise extraordinaire qui réunissait direction et syndicats. La direction a également fait savoir que 250 jeunes collaborateurs allaient être engagés. Le SETCa déçu par un plan "sans vision d'avenir"

L'objectif est évidemment de réduire les coûts via cette mesure radicale qui toucherait donc près d’un emploi sur six dans cette structure de 6000 employés.

La banque a toutefois fait savoir qu'elle allait engagé 250 jeunes collaborateurs sur la même période, afin de réduire la perte nette à 670 équivalent temps plein.

Les syndicats ont accueilli ce plan drastique de restructuration de l’entreprise avec inquiétude.

Des départs naturels et des départs volontaires permettront d’absorber une partie de ces suppressions mais il faudra également des licenciements, selon Jean-Michel Cappoen (FGTB) qui s'exprimait dans notre JT de 13H.

Ces mesures font partie d'un plan plus global dans lequel 210 millions d’économies sont visés. Les syndicats sont soucieux car aucun plan d’avenir n’est évoqué, estiment-ils, il n’y a jusqu’ici que des économies pures et dures au menu.

Le SETCa déçu par un plan "sans vision d'avenir"

Le syndicat socialiste SETCa s'est dit jeudi "très déçu" par l'intention de Belfius Banque de supprimer 920 emplois et d'engager 250 jeunes. "Pour la quatrième fois, on fait des économies sur le dos du personnel et la direction n'a aucune vision d'avenir", commente Miranda Ulens (BBTK/SETCa).

"Nous avions prévu un plan avec vision pour obtenir plus de recettes, mais nous avons obtenu en retour un plan avec 210 millions d'euros d'économies, dont deux tiers sur le dos du personnel", poursuit la représentante du syndicat socialiste.

"Mais ce qui nous met le plus hors de nous, c'est que ce plan ne présente aucune vision d'avenir. Le plan précédent qui court jusqu'en 2013 n'est même pas encore bouclé. La plus grosse frustration pour le personnel, c'est l'incertitude. La confiance en la direction s'est évaporée."

De son côté, la CGSLB dit vouloir participer aux négociations pour savoir comment ces réductions de personnel vont être réalisées, "afin que pour les personnes concernées, les choses se passent en douceur, au lieu de refuser d'en discuter et de laisser ainsi la direction prendre seule les décisions sur la manière de procéder". "Le personnel (...) ne peut pas être pénalisé", ajoute le syndicat libéral qui précise avoir appris de la direction que celle-ci ne voulait pas procéder à des licenciements secs.

 

Julien Vlassenbroek et Belga


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