Sur le semestre écoulé, le groupe a dégagé un bénéfice net part du groupe de 80 millions d'euros, soit une chute de 78% par rapport à la période comparable de 2011, où il avait engrangé 361 millions, précise-t-il dans un communiqué.
Autre ombre au tableau, le groupe a annoncé une nouvelle provision de 300 millions d'euros à cause du chantier de l'EPR finlandais d'Olkiluoto, portant leur total à 3,1 milliards d'euros. Il invoque "la préparation et l'engagement insuffisants" de son futur exploitant, l'électricien TVO, qui avait annoncé ce mois-ci un report de son entrée en service après 2014. Et il a passé aussi une charge supplémentaire de 164 millions d'euros liée à ses gisements d'uranium.
Mais les autres indicateurs sont bien orientés: Areva fait état d'une hausse de 8,3% de son chiffre d'affaires, à 4,3 milliards d'euros, et d'une progression de 4,8% de son carnet de commandes par rapport à un an plus tôt, à 45,2 milliards.
De même, l'excédent brut d'exploitation (EBE) a augmenté d'un demi milliard d'euros, à 725 millions (hors exceptionnels), et la trésorerie libre s'est améliorée de 328 millions d'euros, bien qu'elle reste fortement négative, à -591 millions.
"Les résultats du 1er semestre 2012 démontrent l'engagement réussi du plan +Action 2016+", a commenté le président du directoire du groupe, Luc Oursel, cité dans le communiqué.
A titre d'exemple, les frais généraux et administratifs ont notamment chuté de 15%, à 202 millions d'euros, "montrant les effets de l'amplification des efforts de réduction des coûts".
Areva avait lancé Action 2016 en décembre pour éponger des pertes historiques provoquées par Fukushima, pire accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986, qui a freiné le développement du secteur, ainsi que par des méga-dépréciations dans ses mines et de copieuses provisions liés à l'EPR finlandais.
Le plan de restructuration inclut aussi 1.200 suppressions de postes en Allemagne, un gel des embauches dans les services administratifs et un gel des salaires.
Dans le détail, l'activité a progressé de 3,7% sur le semestre à 4 milliards dans les activités nucléaires, tirée par les mines (25,6%) et les réacteurs et services.
La bonne tenue de ces divisions a compensé des replis dans les combustibles, contrecoup de la catastrophe de Fukushima qui a réduit la demande, avec l'arrêt des parcs nucléaires allemand et nippon, ainsi que dans l'enrichissement d'uranium avec la fin d'un contrat historique avec EDF, lié à la fermeture de l'usine Eurodif au Tricastin (sud-est de la France).
Enfin, les activités renouvelables (solaire, éolien offshore, biomasse...), qui partaient quant à elle d'un volume très faible, ont grimpé de 328% à 253 millions.
Poussé par cette "performance encourageante", le groupe a relevé l'ensemble de ses perspectives pour 2012, celles des exercices suivants étant inchangées.
Il table ainsi désormais sur une croissance de 4 à 6% de ses activités nucléaires (au lieu de 3 à 6% précédemment) cette année, ainsi que sur un chiffre d'affaires autour de 600 millions d'euros dans les énergies renouvelables, un EBE supérieur à 950 millions (au lieu de 750), et une trésorerie libre négative inférieure à 1,25 milliard d'euros (au lieu de 1,5 milliard).
Enfin, le groupe se dit assuré de remplir dès cette année son objectif de 1,2 milliard d'euros de cessions d'actifs non-stratégiques, qu'il s'était donné jusqu'à fin 2013 pour remplir.
AFP




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