C'est ce que révèle une étude réalisée par l'Union des classes moyennes (UCM).
Plus de 60% des commerçants interrogés (dans l'habillement, la chaussure, la maroquinerie, l'électroménager et autres) considèrent que les commerces inoccupés sont trop nombreux dans les centres villes.
Un même pourcentage de commerçants, surtout dans le secteur des vêtements, estime que les commerces vides sont un frein au développement de leurs commerces.
"Les cellules vides donnent une impression d'abandon et de laisser-aller. Une vitrine sombre, des mannequins dévêtus et des étals vides n'incitent pas les clients à passer la porte du commerce voisin", explique l'UCM dans un communiqué.
En outre, 55% des commerçants interrogés constatent une augmentation des cellules vides, le phénomène étant le plus marquant dans la province de Liège.
S'agissant des causes, six commerçants sur dix invoquent des loyers trop importants et près de 40% parlent d'un manque d'attractivité des centres urbains.
"Le manque d'information ne semble pas non plus être la raison puisque 93% des commerçants interrogés estiment obtenir une information convenable sur les commerces disponibles", poursuit l'UCM. Toutefois, 85% des commerçants pensent qu'un outil de gestion des cellules vides devrait exister à l'échelle des communes et des villes.
De son côté, l'UCM se prononce pour la mise à disposition des emplacements vides aux commerçants débutants à loyers réduits et pour la possibilité d'utiliser les vitrines des cellules vides pour promouvoir des commerces environnants.
Belga