A cette occasion, elles lancent une campagne de sensibilisation de la population, ont-elles annoncé lundi à l'occasion d'une conférence de presse.
L'initiative, soutenue par l'Université des femmes et le GACEHPA (Groupe d'action des centres extra-hospitaliers pratiquant l'avortement), commence ce 1er mars par une campagne d'affichage menée sur tout le territoire de la Communauté française.
Ces associations impliquées dans les questions de planning familial, de santé publique et de liberté individuelle, souhaitent rappeler l'historique du combat ayant mené à dépénaliser l'avortement et son caractère toujours actuel.
Environ 18.500 femmes belges subissent chaque année un avortement et si, à l'heure actuelle, rares sont celles qui ne peuvent bénéficier du système, les associations investies estiment que l'esprit militant qui a mené à la loi de 1990 a tendance à se perdre. Ce qui se traduit notamment par une pénurie de médecins pratiquant l'avortement dans le cadre des centres de planning familial.
Motivée en premier lieu par la question de la santé publique, les associations concernées rappellent que 80.000 femmes meurent encore chaque année dans le monde de suites d'un avortement clandestin.
Et certains pays européens -Irlande, Malte, Chypre et Pologne- pénalisent toujours très sévèrement l'avortement, soulignent-elles.
Le 1er avril, auront lieu une marche de solidarité pour le droit l'avortement en Europe, puis un colloque à l'ULB intitulé "De la subversion au droit".
Belga