Cette politique, qui a concerné 49 631 personnes, d'après l'agence, est dénoncée par des militants de la cause tibétaine comme un coup porté à la culture millénaire de cette région bouddhiste, sous administration chinoise depuis une soixantaine d'années.
Ces nomades vivaient sur le plateau tibétain, dans une zone accidentée où prennent leur source trois des plus importants fleuves d'Asie, le Fleuve jaune, le Yangtze et le Mekong, a ajouté Chine Nouvelle.
Fonte rapide des glaciers
Des scientifiques sont particulièrement inquiets de la fonte rapide des glaciers au Tibet, avertissant que ce phénomène pourrait entraîner de vastes inondations dans les régions en aval de ces fleuves et faire courir des risques dans l'approvisionnement en eau du continent asiatique.
Toutefois, des militants tibétains en exil estiment que la politique suivie par les autorités chinoises détruit la culture pastorale nomade, qui assure, estiment-ils, une protection durable de l'écosystème. Selon eux, ce ne sont pas les troupeaux des nomades, habitués à paître dans ces contrées depuis des siècles, qui sont à l'origine des problèmes environnementaux. La déforestation et l'exploitation des ressources naturelles du Tibet par les entreprises et les autorités chinoises sont, selon les autorités tibétaines en exil et les défenseurs du peuple tibétain, les principaux responsables des dommages causés aux écosystèmes des hauts plateaux.
Un programme pas terminé
Le gouvernement régional, cité lundi par Chine Nouvelle, a déclaré avoir offert aux nomades une formation professionnelle et mis en place un fonds pour les encourager à créer leurs propres entreprises, affirmant avoir également construit pour eux de nouvelles écoles et autres installations.
L'agence écrit qu'en 2007, le gouvernement avait programmé de sédentariser au final 100 000 nomades tibétains.
(T.N. avec Belga)