Naturalisation de Patokh Chodiev: "Je ne me souviens pas de ce dossier", assure Claude Eerdekens

La première journée de la commission Kazakhgate vient de se terminer. Dans quelle condition la loi sur la transaction financière dont a bénéficié le belgo-kazakh Patokh Chodiev a-t-elle été élaborée ? C'est à cette question que la commission d'enquête parlementaire baptisée "Kazakhgate" doit répondre.

Les travaux ont commencé ce mercredi, avec d'abord des auditions pour comprendre comment le milliardaire Patokh Chodiev a obtenu la nationalité belge en juin 1997.

Mais pas question pour les députés de poser des questions précises aux trois fonctionnaires des services "naturalisation" de la Chambre et à Claude Eerdekens, le président de la commission des Naturalisations à l'époque des faits. Les témoins n'ont pas encore été autorisés à relire le dossier vieux de 20 ans. Ils seront reconvoqués pour des questions plus détaillées sur "l'affaire Chodiev" la semaine prochaine.

Je recevais des milliers de lettres à l'époque

Au micro de la RTBF - qui n'est pas soumis au règlement de la Chambre - Claude Eerdekens a déclaré : "Je ne me souviens pas de ce dossier. Je ne sais même pas si c'est moi qui m'en suis occupé."

Concernant la lettre qui lui a été adressée par Serge Kubla, alors bourgmestre de Waterloo, pour appuyer la demande de naturalisation de Patokh Chodiev, Claude Eerdekens l'assure : "Je ne m'en souviens pas du tout. Je recevais des milliers de lettres à l'époque. Et de toute façon, cela n'a pas de sens de penser que Serge Kubla peut influencer un tel processus."

Quelles relations entre Erdekens et Kubla?

Il n'y a pas eu de questions sur le dossier Chodiev mais en fin de séance, Georges Gilkinet (Ecolo) a posé une question sur les relations entre Claude Eerdekens et Serge Kubla. Claude Erdekens a répondu : "Au parlement (fédéral) on se connaissait mais nous n'avions pas de liens d'amitié, que ce soit professionnel ou personnel. C'était distant, on se disait tout de même bonjour poliment".

Claude Eerdekens a même pris le temps de plaisanter en expliquant que tous les deux s'étaient retrouvés en fin de carrière au parlement wallon où les contacts étaient moins distants : "car vous savez, le parlement wallon, c'est comme un grand conseil communal."

Bref, rien de très palpitant aujourd'hui, la suite aux prochain épisode.
 

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