Centrale nucléaire de Tihange: onze personnes ont été privées de leur autorisation d'accès

Centrale nucléaire de Tihange: onze personnes ont été privées de leur autorisation d'accès
Centrale nucléaire de Tihange: onze personnes ont été privées de leur autorisation d'accès - © MAXIME ANCIAUX - BELGA

Onze personnes qui travaillent à la centrale nucléaire de Tihange ne peuvent désormais plus entrer sur leur lieu de travail. Une décision qui fait clairement suite aux événements des derniers jours. 

Après la fusillade de Forest, sept personnes ont été privées de leur autorisation d'accès. Mardi après les attentats, quatre autres personnes ont encore été écartées.

Vendredi dernier, avant le passage au niveau 4, un détachement de militaires a également été envoyé en renfort à Tihange.

C'est le contexte de ces retraits qui interpelle car lors de la fusillade de Forest sont sortis les deux noms des frères El Bakraoui. On sait aujourd'hui que ce sont deux des trois kamikazes de lundi. On sait aussi que Khalid El Bakraoui, celui qui s'est fait exploser à Maelbeek, fait référence dans son testament audio à Mohamed Bakkali, l'une des personnes arrêtées pour sa participation aux attentats de Paris avec Salah Abdeslam

Et c'est ici que le nucléaire resurgit. Car c'est chez Mohamed Bakkali, que les enquêteurs ont trouvé une vidéo qui concerne la surveillance du domicile d'un ingénieur qui travaille chez nous dans le secteur nucléaire.

Avec une question : le projet initial des terroristes de mardi était-il de s'en prendre à une centrale nucléaire ? C'est désormais à l'enquête de répondre.

Jeudi soir, le Parquet fédéral ne peut confirmer l'information publiée par le journal La Dernière Heure selon laquelle les frères El Bakraoui auraient un projet d'attaque terroriste visant les centrales nucléaires belges. "Nous ne faisons pas de commentaires à ce sujet, l'enquête est toujours en cours. Nous ne savons pas d'où le journal tire cette information", indique-t-on au parquet fédéral.