Donald Trump: "Le coût du mur frontalier sera remboursé par le Mexique"

Au lendemain des adieux de Barack Obama, c'était au tour du président élu des États-Unis Donald Trump de s'exprimer, en direct depuis la Trump Tower, après la publication de documents potentiellement explosifs sur ses liens avec Moscou. A dix jours de sa prise de fonction à la tête de la première puissance mondiale, l'homme d'affaires de 70 ans tenait sa première conférence de presse depuis son élection, il y a deux mois.

"Tout est faux"

Donald Trump a dénoncé les fausses informations sur son compte diffusées dans certains médias américains concernant ses liens supposés avec la Russie, dont il a reconnu le rôle dans le piratage du parti démocrate. Le successeur de Barack Obama est furieux de la publication par le site Buzzfeed de 35 pages de notes détaillant des liens allégués de son entourage avec le Kremlin. Il s'en est une nouvelle fois pris aux services américains, qui ont selon lui "peut-être" fait fuiter ces documents dans la presse.

"Peut-être les services de renseignement, ce qui serait une tache sur leur réputation", a-t-il déclaré. "Tout est faux", a-t-il martelé. "Cela n'aurait jamais dû être diffusé", a-t-il aussi dit. "C'est une honte". 

Pour la première fois, il a également explicitement reconnu le rôle de la Russie dans le piratage des messages de responsables du parti démocrate d'Hillary Clinton. "Je pense que c'était la Russie", a-t-il dit.

Donald Trump a dit qu'il considérait comme "un atout" le fait que Vladimir Poutine l'apprécie. Il a assuré que le dossier russe était une "chose inventée" par ses adversaires.

Pour cette première conférence de presse depuis juillet dernier, devant au moins 250 journalistes accrédités dans le hall de la Trump Tower à New York, il a pris le contre-pied de ses dénonciations habituelles en remerciant les médias qui ont refusé de publier ces notes à l'authenticité incertaine.

"Le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait jamais créé"

Donald Trump a aussi affirmé qu'il sera "le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait jamais créé". "Je le pense vraiment", a-t-il relevé, après avoir cité plusieurs groupes ayant pris des engagements concernant leurs activités aux États-Unis. "Il y a une atmosphère fantastique en ce moment, une atmosphère que beaucoup de gens me disent n'avoir jamais vue auparavant".

Le coût du mur sera remboursé par le Mexique

Les contribuables américains financeront le budget de construction du mur frontalier entre les États-Unis et le Mexique, mais Mexico remboursera ensuite ce coût, a encore assuré Donald Trump."J'aurais pu attendre un an et demi environ que nous finissions nos négociations avec le Mexique, que nous lancerons immédiatement après ma prise de fonction, mais je ne veux pas attendre", a justifié Donald Trump au sujet de l'une de ses promesses de campagne les plus emblématiques.

Les entreprises qui délocalisent payeront "une lourde taxe frontalière"

Les entreprises américaines qui délocalisent leurs emplois vont payer une "lourde taxe frontalière", a une nouvelle fois menacé le président élu Donald Trump. "Si vous pensez que vous allez pouvoir vendre (les produits fabriqués au Mexique) à travers une frontière très, très étanche, pas une frontière faible - d'ailleurs on n'a même pas de frontière c'est une passoire trouée - vous vous trompez. Vous allez payer une très lourde taxe frontalière", a dit le président élu.