Conflit d'intérêts: Trump cède le contrôle de son empire à ses deux fils aînés

Conflit d'intérêts: Trump cède le contrôle de son empire à ses deux fils aînés
Conflit d'intérêts: Trump cède le contrôle de son empire à ses deux fils aînés - © Drew Angerer - AFP

Donald Trump a affirmé mercredi avoir cédé le contrôle de son empire économique à ses deux fils aînés, Eric et Donald Jr, pour la durée de son mandat, afin d'éviter les soupçons de conflits d'intérêts.

"Mes deux fils ici présents, Don et Eric, vont diriger la société. Ils la dirigeront de façon très professionnelle. Ils ne m'en parleront pas", a déclaré le président élu lors d'une conférence de presse.

Aucun nouveau contrat à l'étranger ne sera conclu pendant la présidence Trump

La Trump Organization, qui réunit hôtels, immeubles de luxe et parcours de Golfe dans le monde, ne conclura pas ailleurs aucun contrat à l'étranger pendant la durée du mandat de Donald Trump à la Maison Blanche, et mettra un terme aux contrats actuellement négociés.

"Aucun nouveau contrat à l'étranger ne sera conclu pendant la présidence Trump", a déclaré lors de cette conférence de presse Sheri Dillon, une des avocates Donald Trump. Si de nouveaux contrats sont conclus aux Etats-Unis, ils seront soumis à un "vigoureux examen", a t-elle ajoutée.

Des craintes de conflits d'intérêt

L'élection de Donald Trump a fait naître des craintes de conflits d'intérêt massifs liés aux activités à l'étranger de son empire, qui est implanté notamment en Turquie, en Corée du Sud ou au Brésil.

Tous les actifs de l'empire Trump seront transférés dans un trust avant l'investiture du président élu le 20 janvier, et il sera placé sous le contrôle de ses deux fils aînés et d'un associé de "longue date", Allen Weisselberg, a détaillé l'avocate, assurant que cette structure "isolera totalement" le président élu de son groupe.

Le président élu ne doit pas être tenu de détruire l'entreprise qu'il a construite

Sa fille Ivanka quittera également ses fonctions à la Trump Organization, dont elle est actuellement la vice-présidente exécutive, a indiqué l'avocate.

Sheri Dillon a également défendu la décision de Donald Trump de ne pas totalement démanteler son entreprise en le mettant en vente, comme le réclamaient certains experts.

"Le président élu ne doit pas être tenu de détruire l'entreprise qu'il a construite", a assuré l'avocate.

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