Est-ce le climat particulier d’une campagne électorale ou est-ce atavique à la vie politique belge ?
Le plan B ou la perspective de la scission plus ou moins effective de la Belgique revient donc avec la rentrée, comme en 2010 lors du blocage des négociations institutionnelles.
D’aucun avait cru depuis que la mise en chantier de la 6ème réforme de l’Etat allait suffire à calmer les velléités autonomistes au nord du pays. C’est d’ailleurs tout le pari du gouvernement Di Rupo, du Premier Ministre lui-même et des trois partis flamands embarqués dans la coalition fédérale.
La scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde et le plus gros transfert de compétences jamais organisés ne suffisent et ne suffiront donc pas. Le 2ème volet de cette 6ème réforme de l’Etat n’est pas encore entré au Parlement que l’on évoque déjà le scénario suivant, l’après-2014 tant il semble évident que la N-VA pourra alors dicter son agenda.
Même dans la majorité, même dans le parti du Premier Ministre, on évoque ouvertement le plan B.
Charles Picqué, interrogé dans le " Grand Oral " La Première-Le Soir, a répété que les Francophones devaient se préparer à la scission. Le ministre-président bruxellois a aussi reconnu que les Francophones étaient loin d’être prêts. Il est vrai que si l’idée du plan B a finalement percolé dans les esprits, il faut bien constater que du côté des partis francophones, ce n’est jamais le bon moment. " Il ne faut pas perturber la mission du formateur ", " il ne faut faire peur aux partis flamands qui montent au gouvernement ", " c’est bientôt les élections ", " il ne faut pas interférer dans la stratégie gouvernementale ", etc…ont été répété à l’envi.
Les partis francophones en restent le plus souvent aux déclarations d’intention, craignent d’entrer dans le vif du sujet au point que même sur le futur transfert de compétences, pourtant déjà acté, ils sont nettement moins avancé que leurs homologues flamands.
Le premier homme politique wallon qui pourrait naturellement initier cette vitale réflexion, c’est Elio Di Rupo, mais celui-ci est pieds et poings liés au fédéral et doit même pratiquement démontrer l’inverse. Reste le ministre-président à la fois francophone et wallon, Rudy Demotte qui pour l’instant temporise.
Fort de sondages astronomique, avec un parti aussi fort à lui seul que les trois partis flamands du fédéral réunis, avec un gouvernement Di Rupo minoritaire en Flandre, Bart De Wever ne pouvait que s’engouffrer dans la brèche. La nouvelle réforme de l’Etat n’est pas encore actée, qu’il prépare la suivante, celle qui sera à négocier cette fois avec la N-VA. Place alors au confédéralisme, chaque démocratie chez soi. Après de longs mois de silence et de régime, Bart De Wever est redevenu celui autour de qui la politique belge ( ?) tourne et tournera encore…
Philippe Walkowiak




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de belfra M. de Maas, je me permets de vous renvoyer au site "www.belgique-francaise.fr".
12-09-2012 11:06 |
de Van de Maas Les aspirations "con-fédéralistes" (pour ne pas dire indépendantistes) de l'élite flamande (soit disant "modérée", "traditionnelle") ont été votées par le "parlement flamand" en 1999 déjà, bien avant même que la NVA existait. Libé titrais à l'époque: "Un ultimatum du Parlement flamand menaçe l'unité belge. La résolution proposée mercredi équivaut à une partition." Que du temps perdu depuis du côté wallon et bruxellois... Et quand on voit comment se sont passées les soit-disant "négociations" depuis 40 ans, il est légitime de craindre le pire pour les wallons et bruxellois. La stratégie de l'autruche francophone est tout simplement un scandal.
11-09-2012 11:23 |