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Le retour du Plan B

CHRONIQUES | mardi 11 septembre 2012 à 12h24

  • Je vais vous parler d’un revenant, le Plan B qui a fait son retour médiatique ce week-end grâce à Charles Picqué, ministre-président Bruxellois sur les ondes de La Première. Il dit qu’il faut continuer à s’y atteler à ce Plan B, mais sans enthousiasme.

    Et avec son légendaire pessimisme communautaire, il ajoute : "Peut-être que certains ont encore l'illusion aujourd'hui de sauver le pays".

    Alors c’est clairement la phrase la plus intéressante de toutes. Pas tellement parce qu’elle est pessimiste, ma foi, Charles Piqué en fin de parcours politique, se laisse souvent aller, et ça fait plusieurs années maintenant, à des déclarations assez fortes sur le caractère inéluctable du nationalisme flamand, de cette finalité souverainiste qui finira selon lui, bien par triompher un jour.

    Non, ce qui est intéressant, c’est, c’est ce qu’il lâche: "Peut-être que certains ont encore l’illusion de sauver le pays". A qui pense-t-il?

    Qui sont ces croyants béats qui ne voient pas venir la dislocation ?

    Il pense sans doute à plusieurs personnalités politiques importantes, les Lutgen, Michel, Deleuze ou autres mais à mon avis, il pense surtout à Elio Di Rupo, président empêché du PS et Premier ministre; c’est à coup sûr lui, "le croyant" de Charles Picqué.

    C’est Elio Di Rupo qui engage le PS dans une stratégie "loyaliste", loyauté au fédéral, et au partenaire de la réforme de l’Etat, loyauté qui implique de croire au bienfait du processus de réforme, loyauté qui pousse à penser "pacification" du matin au soir.

    Or, ce PS pacificateur, eh bien, il risque bien de se retrouver en panne d’argument si les sondages se confirment en faveur de  la N-VA.

    Si c’est le cas en octobre aux élections communales, il faudra bien songer, côté francophone, à se préparer à une campagne 2014 qui tiendra lieu de référendum souverainiste.

    Et là, le PS "pacificateur" devra user de contorsions pour retomber sur ses pattes et dire à quelle condition il souhaite aller plus loin vers le confédéralisme et forcément, si les conditions ne sont pas remplies, quel Plan B porte le Parti Socialiste.

    La contorsion, vous allez me dire, en politique, c’est un art, et ce n’est pas la première fois qu’il est pratiqué par le Parti Socialiste comme par d’autres partis. Sans doute mais imaginez, cette longue campagne communautaire, alors que la réforme de l’Etat est en cours au Parlement, que les textes sont en train d’être votés... Comment continuer à agir comme des pacificateurs alors que la Flandre est en train, sous nos yeux, de se tailler un champion hors norme? Bart De Wever, bien sûr.

    Or, les partis francophones traditionnels sont incapables d’agir Plan A et de penser Plan B, tant en termes de ressources internes que de discours public. C’est infaisable. On n’imagine pas le PS pas se lancer dans l’édification d’un plan qui signe en réalité, l’échec de son champion, Premier ministre Elio Di Rupo.

    Le Plan B risque donc rester une abstraction jusqu’au jour où, mais jusqu’au jour où on ne pourra plus reculer, l’avenir des francophones se jouera au pied du mur et ça aussi, c’est du déjà vu.

    Derniers commentaires

    • de PensonsNous Plan excluant toutes velléités de plan C ou F. Y compris d'ignorer l'étude faite par d'autres universitaires montrant les 700 millions nécessaires et indispensables pour rendre Bruxelles viable. Ici, nos politiciens ne montrent aucune honte à mettre en doute des fonctionnaires, immergés continuellement dans les modèles et simulations. Comme pour, à l'approche des élections, devoir convaincre que tout va bien et que leurs actions sont les seules et uniques possibles. Le silence des acteurs sociaux (où même en interne, les collusions viennent au jour), l'anesthésie par une communication (qui sévit depuis des décennies) de partis devenus héréditaires qui ne veulent que maintenir leurs prébendes. Ils vont jusqu'à faire croire dans leurs bonnes pratiques et le soucis de réduire la voilure alors que, autant les parlementaires que les ministres, se voient augmenter discrètement, durant la crise de 5% d'index et s'efforcent de réduire de 5% leurs salaires.

      14-09-2012 23:51 | Répondre

    • de PensonsNous A quoi sont donc payés les fonctionnaires et particulièrement ceux du Bureau du Plan pour qu'ils ne sortent jamais des estimations correctes et se trompent systématiquement ? La question corollaire venant ensuite: Pourquoi des politiciens, épaulés par leurs bureaux d'études, sont-ils toujours meilleurs que ceux qui sont en prise directe avec les flux administratifs et une connaissance naturelle des rouages de l'administration? Comment voulez-vous motiver les fonctionnaires à faire leur travail? Dans cette belle époque où il faut économiser et entre autres toutes les fonctions de l'Etat, il semble évident qu'il y a un manque flagrant d'optimisation. Qui, sinon ceux qui sont les ultimes représentants des citoyens, devraient éviter d'utiliser des ressources qui ne servent à rien? Il suffit de se rappeler de la mission, au début de la dernière crise, du Bureau du Plan, qui consistait à évaluer (aidé par des universitaires) l'unique et exclusive option d'un plan .

      14-09-2012 23:50 | Répondre

    • de Bitsz Roger Onparle souvent de Bart de Weever, son extrémisme et sa volonté de détruire l'état Belge; je regrette que la RTBF et Vivacité s'associe à cette volonté de destruction en diffusant des émissions qui excitent et encourage la séparation du pays; que ce soit sur la famille royale, ou les comparaisons entre nos différentes communautés. Le début de cette campagne de volonté de séparation a débuté avec l'émission de DEBORSU diffusée l'année dernière.

      13-09-2012 09:16 | Répondre

    • de MDL0 La séparation du pays a débuté il y a 50 ans. Ne vous mettez pas la tête dans le sable.

      13-09-2012 15:40 | Répondre

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  • La chronique de Bertrand Henne 10/09/2012
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    • de PensonsNous Plan excluant toutes velléités de plan C ou F. Y compris d'ignorer l'étude faite par d'autres universitaires montrant les 700 millions nécessaires et indispensables pour rendre Bruxelles viable. Ici, nos politiciens ne montrent aucune honte à mettre en doute des fonctionnaires, immergés continuellement dans les modèles et simulations. Comme pour, à l'approche des élections, devoir convaincre que tout va bien et que leurs actions sont les seules et uniques possibles. Le silence des acteurs sociaux (où même en interne, les collusions viennent au jour), l'anesthésie par une communication (qui sévit depuis des décennies) de partis devenus héréditaires qui ne veulent que maintenir leurs prébendes. Ils vont jusqu'à faire croire dans leurs bonnes pratiques et le soucis de réduire la voilure alors que, autant les parlementaires que les ministres, se voient augmenter discrètement, durant la crise de 5% d'index et s'efforcent de réduire de 5% leurs salaires.

      14-09-2012 23:51 | Répondre

    • de PensonsNous A quoi sont donc payés les fonctionnaires et particulièrement ceux du Bureau du Plan pour qu'ils ne sortent jamais des estimations correctes et se trompent systématiquement ? La question corollaire venant ensuite: Pourquoi des politiciens, épaulés par leurs bureaux d'études, sont-ils toujours meilleurs que ceux qui sont en prise directe avec les flux administratifs et une connaissance naturelle des rouages de l'administration? Comment voulez-vous motiver les fonctionnaires à faire leur travail? Dans cette belle époque où il faut économiser et entre autres toutes les fonctions de l'Etat, il semble évident qu'il y a un manque flagrant d'optimisation. Qui, sinon ceux qui sont les ultimes représentants des citoyens, devraient éviter d'utiliser des ressources qui ne servent à rien? Il suffit de se rappeler de la mission, au début de la dernière crise, du Bureau du Plan, qui consistait à évaluer (aidé par des universitaires) l'unique et exclusive option d'un plan .

      14-09-2012 23:50 | Répondre

    • de Bitsz Roger Onparle souvent de Bart de Weever, son extrémisme et sa volonté de détruire l'état Belge; je regrette que la RTBF et Vivacité s'associe à cette volonté de destruction en diffusant des émissions qui excitent et encourage la séparation du pays; que ce soit sur la famille royale, ou les comparaisons entre nos différentes communautés. Le début de cette campagne de volonté de séparation a débuté avec l'émission de DEBORSU diffusée l'année dernière.

      13-09-2012 09:16 | Répondre

    • de MDL0 La séparation du pays a débuté il y a 50 ans. Ne vous mettez pas la tête dans le sable.

      13-09-2012 15:40 | Répondre

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