Qui a cassé Twitter ? C’était le cri du cœur des utilisateurs du réseau hier soir en début de soirée.
Oui, le réseau mondial a connu une panne qui a perturbé les plus actifs de ses 500 millions de membres. Explication, plutôt sommaire fournie par le site : "La panne d'aujourd'hui est due à un bogue en cascade dans un des composants de notre infrastructure".
Pas de précision sur l'ampleur de l’incident, sa localisation ni le nombre de comptes touchés. Lors de sa dernière interruption de service, Facebook avait lui aussi été particulièrement avare de commentaires. Il est vrai que trop de transparence pourrait les exposer à des attaques plus ciblées. Un groupe radical a d’ailleurs revendiqué l’incident d’hier mais selon des spécialistes, il est peu probable que ce soit le cas.
Les usagers quant à eux en ont profité pour se défouler et poster partout où ils le pouvaient des messages le plus souvent ironiques. "Twitter est cassé, ma vie n'a plus de sens". "Mon chef a fermé Twitter parce qu'il voulait que je me remette au travail". Ou encore : "Twitter s'est arrêté. J'ai levé la tête et je me suis dit : mais qui sont ces gens chez moi? J’ai redécouvert que j'ai une femme et une fille".
C’est comme quand la télé est en panne, c’est l’occasion de prendre la mesure de son degré d’addiction.
Exactement ! C’est un peu comme l’addiction au Smartphone, au téléphone intelligent. Harris Interactive et Lookout ont tenté de la mesurer aux Etats-Unis. Et c’est édifiant. 60% des Américains qui en possèdent un avouent qu’ils sont incapables de passer plus d’une heure sans le consulter. Les plus dépendants, ce sont les hommes entre 18 et 34 ans.
En tous temps donc, et en tous lieux. Plus de la moitié des utilisateurs le consultent au lit, avant de s’endormir, au réveil ou même au milieu de la nuit ! Autre endroit favori, ben oui, les toilettes : près 40% des gens en profitent pour surfer. Et cette dépendance mène à des comportements pas toujours sympas, comme la consultation pendant un repas pris avec d’autres personnes. Voire franchement dangereux : un quart jette un œil sur le net au volant. Et on ne sait pas que dire des 9% qui surfent pendant un service religieux.
Et que se passe-t-il quand on égare son appareil? C’est un drame ! 73% des gens paniquent, 14% se sentent désespérés, 7% carrément malades. Seuls 6% se sentent soulagés ! Cela dit, c’est le cout du remplacement éventuel qui les préoccupe le plus.
Conséquence, il y a dorénavant un mot pour désigner l’état de manque provoqué par la dépendance au téléphone mobile. La nomophobie, en anglais : nomophobia, no mobile phobia, la phobie de l’absence du téléphone mobile.
Mais je vous laisse, je ne sais plus où j’ai mis ce *%@# de téléphone, et j’angoisse là.
Alain Gerlache




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