Alors on le sait, il y a de mauvaises nouvelles en même temps, cela ne suffira pas à résorber le chômage et il va même augmenter dans un premier temps et puis il va falloir encore trouver de l'argent, 11 milliards d'Euros, pour atteindre l'équilibre, comme prévu, des comptes publics en 2015.
En temps normal finalement, mais tout ça, ce serait plutôt des mauvaises nouvelles, mais voilà, on est en crise et ça ressemble à une éclaircie. Alors on pourrait même dire que la Belgique profite de l'économie allemande, de sa position, qu'on n'y est pour rien finalement, ni le Fédéral, ni les Régions, ni les patrons, ni les syndicats et que tout ça, mais c'est bien de la faute à la conjoncture.
Sauf que les Pays Bas, eux aussi tournés vers l'Allemagne, sont en récession et que la France hésite entre l'essoufflement et le déclin économique, pas la Belgique. Quoi qu'en disent donc les plus pleurnichards, après plus de 500 jours de crise et quelques mois d'un Gouvernement à 6 partis, pour le moins tiraillés entre gauche et droite, eh bien, nous limitons la casse.
Quoi qu'en disent les plus rabique, notre gouvernance en lasagne ou en mille-feuille, vous choisissez, cette Belgique si complexe, si bordélique, osons le terme, où la moindre décision est discutée pendant des mois.
Eh bien, nous faisons mieux que la France qui a pourtant avec la 5 ème République, le régime le plus limpide, le plus simple, un chef, un seul, élu au suffrage universel direct, avec des pouvoirs forts et centralisés, une Constitution " de crise " où le Président peut en quelques jours prendre des décisions très importantes, nationaliser ceci, en 81, créer à des filières industrielles comme sous Pompidou l'a fait.
Or depuis plusieurs années, la 5ème République, elle est comme bloquée, la France est quasiment irréformable. La réforme des retraites de Nicolas Sarkozy est une des seule majeure de son quinquennat et elle est d'ailleurs remise en cause par François Hollande.
En Belgique, c'est l'inverse, c'est la réforme permanente, une décentralisation si forte qu'on ne sait plus où est le centre, l'association des partenaires sociaux est très importante, on le sait, avec cette impression parfois très dérangeante, de ne pas savoir qui dirige, qui prend les décisions dans ce pays.
Eh bien, ce système bancal affiche des statistiques économiques plutôt flatteuses et protège, quand on y regarde bien, plutôt tant bien que mal, les citoyens des conséquences de la crise en Europe.
Cela n'empêche pourtant pas la NVA de caracoler à 38% d'intention de vote dans les sondages. Comme quoi personne n'est vraiment prophète en son pays.
Bertrand Henne.
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de minole rien à voir avec le sujet peut être , mais QUAND va t on dans ce pays voir les problèmes rencontrés par des gens qui bossent ! : à savoir , crèches en quantité, aide aux parents pour faire garder leurs enfants, gratuité ou presque pour les transports en commun , parking gratuit , et j'en passe !.....grrrrr, pour envoyer de l'argent "ailleurs" ça on sait faire !!
21-05-2012 08:37 |