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L'appel du 18 juin

CHRONIQUES | vendredi 15 juin 2012 à 11h04

  • Lundi 18 juin 2012. Les Grecs ont dit m… à l’Europe, Angela prône le retour du mark, c’est la révolution en Espagne, Berlusconi tente un coup d’Etat en Italie et Elio en bouffe son nœud pap’ de désespoir. Tout n’est pas perdu ! Réfugié à Wall Street, SuperEuro lance son appel du 18 juin.

    "Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de la zone euro, ont formé un gouvernement économique. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos banques centrales, s’est mis en rapport avec les marchés pour cesser le combat".

    Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force spéculative, boursière et financière, de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les agences, les analystes, la tactique des spéculateurs qui nous font reculer. Ce sont les agences, les analystes, la tactique des spéculateurs qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils sont aujourd’hui.

    Mais le dernier euro est-il jeté ? L’espérance doit-elle disparaître ? La banqueroute est-elle définitive ? Non !

    Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour l’Europe. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

    Car l’Europe n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste empire financier derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'empire de la City qui tient la livre et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense puissance financière des Etats-Unis.

    Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de nos pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de l’euro. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fraudes, tous les krachs, toutes les faillites, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force spéculative, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force spéculative supérieure. Le destin du monde est là.

    Moi, SuperEuro, actuellement à Wall Street, j'invite les banquiers et les financiers européens qui se trouvent en territoire américain ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs réserves ou sans leurs réserves, j'invite les caissiers et les employés spécialistes de l’industrie financière qui se trouvent en territoire américain ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

    Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance européenne ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

    Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Wall Street.

    SuperEuro

    (avec la collaboration de Michel Visart et celle bien involontaire, du grand Charles)

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