Les criminologues retiendront cette sordide histoire comme la première où les images diffusées sur le web ont joué un tel rôle du début à la fin. Les réseaux sociaux où Magnotta a cherché à se construire une personnalité glamour de pacotille. Les vidéos postées sur YouTube où il donnait libre cours à ses pulsions cruelles envers les chatons. La scène finale qui mêle crime, sexualité et cannibalisme. La traque illustrée par les images prises à l’aéroport de Montréal. Et finalement, la chute quand le gérant d’un café internet le reconnait alors que Magnotta consulte les sites d’infos qui parlent de lui. Même la vidéo de son arrestation est disponible.
Et la vidéo des atrocités qu’il a perpétrées sur sa victime peut toujours être trouvée sur internet
Malgré tous les efforts de la police canadienne et du FBI, la vidéo du crime peut toujours être trouvée sur le net. Une situation qui choque et qui mérite donc une explication.
Magnotta a posté lui-même cette vidéo insoutenable sur sa page Facebook le 25 mai. Ça a suscité une vague de réactions positives puisque plus de 600 personnes ont cliqué sur le bouton " J’aime ". Le réseau social l’a très rapidement supprimée puisqu’elle contrevient évidemment à ses conditions d’utilisation.
Les images ont ensuite été reprises par des sites gores canadiens, des sites spécialisés dans la diffusion d’images cruelles et sanglantes extrêmement explicites. Puis, à partir de là, un peu partout dans le monde.
Une démarche totalement assumée par les propriétaires de ces sites
Oui, l’un d’entre eux, Mark Merek parle de politique de l’autruche. Il déclare au quotidien québécois La Presse : "Est-ce que le fait de prétendre que la vidéo n'existe pas rendrait le monde meilleur?"
Le porte-parole du service de police de la Ville de Montréal avoue son désarroi : "Nos enquêteurs n'en reviennent pas que des gens prennent plaisir à regarder et à partager ça". Et il souligne les risques de désensibilisation face à l’horreur parmi les gens qui visionnent ces images.
D’autres internautes défendent aussi le maintien en ligne de ces images. Comme ce blogueur qui l’a postée sur son blogue parce qu’elle permet, je cite, de plonger dans la tête d’un fou. On comprend dès lors l’impuissance de la Police et de la Justice à enrayer la prolifération de cette vidéo érigée par certains activistes au rang de symbole de la liberté d’expression garantie notamment par la Constitution des Etats-Unis.
Comme le dit à Télérama un juriste de l'Association française des fournisseurs d'accès et des services Internet : "Plus on cherche à faire disparaître une vidéo, plus elle ressurgit ailleurs."
Alain Gerlache




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de Ilfautfaireqqch Il faudrait peut--être avoir un système de sécurité beaucoup plus important sur Facebook ! Pourquoi est-ce que Facebook ne supprime la vidéo qu'APRES avoir remarqué qu'elle ne respectait pas les conditions d'utilisation ? Il ne devrait pas avoir pu poster sa vidéo, sous motif de contenu choquants, d'images sordides etc. !
06-06-2012 21:54 |