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"Quand je serai petit", un tandem Rouve/Poelvoorde inattendu

CHRONIQUES | mercredi 1 août 2012 à 10h06

  • Après la déferlante de "Batman 3", "The Dark Knight rises" mercredi dernier, l’actualité cinéma de ce mercredi est plus calme. A pointer néanmoins : le deuxième film de Jean-Paul Rouve derrière la caméra.

    Quand je serai petit

    Rouve change de genre : son premier film "Sans arme ni haine ni violence" était un portrait de l’auteur du casse de Nice, Albert Spaggiari.

    Ici, "Quand je serai petit", c’est une chronique intimiste qui flirte avec le fantastique…

    Rouve incarne ici Mathias, un architecte parisien qui, lors d’un voyage en bateau, croise un enfant de 10 ans qui lui fait terriblement penser à lui au même âge. Il va suivre ce petit garçon à la trace jusqu’à son domicile, à Dunkerque… Il cherche par des biais détournés à rencontrer sa famille et, dans la personne de son père, Mathias croit reconnaître son propre père qu’il a perdu très jeune…

    On pourrait dire que Jean-Paul Rouve signe un film fantastique, mais en fait, on est plus proche de ce que certains écrivains belges ont appelé le "réalisme magique" : l’atmosphère du film reste anodine, il n’y a pas d’effets spéciaux, c’est l’argument même du film qui est proche du fantasme et de la rêverie…

    Si on adhère au postulat, on peut vraiment être ému par cette histoire de plongée dans l’enfance, d’autant plus que Rouve a choisi Benoît Poelvoorde pour incarner le personnage du père. Un Poelvoorde en demi-teinte, bien loin de certains personnages pétaradants qu’il a pu incarner, et c’est sans doute dans ce registre-là qu’il est le meilleur…

    The five year engagement

    C’est une histoire toute simple de jeunes fiancés. Tom est d’origine juive, Violet est d’origine anglaise. Il est chef coq à San Francisco, elle espère décrocher un poste d’assistante en psychologie à l’université de Berkeley. Pas de chance : elle décroche le poste, mais dans l’université du Michigan. Par amour pour elle, Tom accepte de quitter son job à San Francisco pour vivre les hivers rigoureux du Michigan…

    La question que pose cette comédie est très pertinente : jusqu’où est-on prêt à aller par amour? Est-on prêt à sacrifier sa propre ambition professionnelle?

    Le film, produit par Judd Apatow, la nouvelle coqueluche du cinéma comique hollywoodien depuis l’hilarant "40 ans toujours puceau", ne manque pas d’atouts: des acteurs spirituels ( Emily Blunt, Jason Segel, Rhys Ifans), des dialogues qui égratignent allègrement les clichés du mariage américain… Mais comme hélas trop souvent chez Apatow, le rythme est trop mou et le film trop long : deux heures pour une petite "rom com" ( comédie romantique), c’est facilement une demi-heure de trop !

    Hugues Dayez

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